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 La platitude, n'existe pas [ Pv Trigger

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Soupir
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MessageSujet: La platitude, n'existe pas [ Pv Trigger   Jeu 27 Aoû - 1:36

    La petite colline de roc. Un endroit aux apparences calmes, et plutôt tranquilles, ais qui ne l’était certainement pas pour une louve comme Breezeslice. Du bruit, du bruit et encore du bruit, franchement comment se reposer ici ? C’est vrai qu’il ne s’agissait pas du hurlement des loups, mais c’était plus aigu. Les oiseaux piaillaient, sans cesse, montrant leur joie, et bien qu’ils la gardent pour eux ! Soupir n’en voulait absolument pas, elle aurait mieux été s’ils n’avaient pas existé, mais après tout, les oiseaux sont si croquants … Sous la dent. Alors, elle regarda de travers un ou deux oisillons, qui surpris, s’envolèrent de suite. C’était déjà la saison où les petits prenaient leur envol. C’était bon signe, bientôt les entraînements commenceraient, et Soupir, mentor de Sulbau, serait prête. Elle n’était pas impatiente, car elle avait tout son temps. Elle n’était pas plus mal, ici, allongée, à regarder les oiseaux se laver. Non ? Non ! Soupir avait beau être âgée, elle n’était décidément pas faite pour une vie monotone. Car malgré le fait qu’elle aimait le calme, l’ancêtre avait le sang chaud, et elle aimait combattre, bouger, courir. Ou du moins quelque chose y ressemblant, car désormais, seulement avec trois pattes elle faisait ce qu’elle pouvait, mais ça allait, il ne fallait pas s’inquiéter, Soupir détestait les autres avoir pitié d’elle. Hey ! Ce n’était pas une gamine, et elle n’était pas encore sénile, alors elle profiterait jusqu’au bout de ce qui reste de ses muscles, oui, elle ne s’arrêterait même pas, elle ramperait s’il le fallait. Mais pas encore. Pour l’instant, ses muscles quelque peu capricieux, lâchaient de temps à autre mais ce n’était pas insurmontable. Elle tenait le coup, et puis, Soupir en avait vu d’autre. Elle n’avait peur de rien, ou presque. Oui, être complètement immobilisé l’effrayait, quelque peu. Voir son compagnon paralysait la rendait bien triste, mais elle ne le montrait pas, et puis elle ne l’abandonnait pas pour autant, car elle l’aimait, et l’aimerait jusqu’au bout, c’était Gahnius, son Gahnius. Ce loup au pelage sombre parsemé de traits rouges, agressifs. Ce loup qu’elle avait connu, très jeune, et ensembles ils avaient vécu tant d’aventures … En se souvenant d’une, Soupir sourit, heureuse, de quoi exactement ? D’être encore en vie, et d’avoir toujours son compagnon à ses côtés. Oui, Soupir et Gahnius avait une réelle chance d’avoir fondé une aussi belle famille. Ils avaient eu deux enfants. Merlu et Midna, l’un ressemblait bien à sa mère, et l’autre plus à son père, mais les deux louveteaux avaient chacun un caractère bien distinct et différent de leur parents. Et puis, le temps avait passé, si rapidement que Soupir ne se rendait pas toujours compte qu’elle allait sur ses quatorze printemps. Comme le temps passe vite, et c’était certainement pour ça qu’elle aimait profiter de chaque instant, donné par le ciel. Soupir leva sa tête au ciel, et pensa à sa fille, elle était mère, et puis son fils était père ! Ce qui faisait d’elle une grand-mère … Eh bien … Grand-mère de cinq petits enfants. Sulbau et Satana, aux yeux verts, et Helaïe Huralis et ce défunt Haraïk. Elle ne savait pas exactement comment était partit le pauvre petit, mais tout cela était à cause des dingos … Soupir s’en été voulu ne n’avoir pas plus connu ce jeune, et pensait que la vie était injuste. Lui si jeune, mort, et elle bien vieille et toujours là. Elle frissonna à l’idée de voir le corps froid de son petit-fils … Et puis, elle ferma ses yeux, et tourna sa tête vers le roc.

    Des petits cris résonnèrent, et quelques pas. Soupir leva ses oreilles, et huma l’air. Une odeur étrangère mélangée à celle de sa fille. Qui était-ce … ? Ah … Peut-être bien lui … Ce petit, qui était né d’un amour inexistant, Soupir n’avait pas vraiment su comment, mais elle savait que un nouveau petit était né, et que Squalltramp n’était pas son père. Elle soupira de nouveau à l’idée de voir sa fille abusée par un loup pervers ! Rah, elle aurait voulu être là pour donner une bonne correction à cet être dégoûtant ! Pour empêcher l’acte ? On ne peut rien empêcher, et puis, il s’en était suivit la naissance d’un nouveau petit, dont le nom lui était inconnu. Oui, cela faisait bien longtemps qu’elle n’avait pas vu Twilight, et elle n’avait pas voulu envenimer les choses en posant des questions, ce n’était pas son genre de faire la bavarde. Alors, Soupir verrait bien. Le vent lui apporta de nouveau cette odeur du petit, et respirant profondément, elle décida d’aller voir pourquoi celui-ci avait légèrement piaillé. Oui, Soupir c’était absentée, ainsi que son compagnon, et il lui avait laissé pour la toute première fois, la surveillance de ce petit. Soupir n’avait rien dit, rien demandé, tellement rien dit qu’elle ne connaissait absolument pas ce petit. Elle se demanda ce qui faisait d’elle une grand-mère digne, enfin. Elle se leva, difficilement, et deux ou trois articulations craquèrent. Puis, elle s’ébroua, lentement, faisant partir le surplus de poussière. Lentement, elle se dirigea vers la tanière, d’un pas étrangement léger. Son regard mauve fixait le trou, et elle ne vit aucune figure en sortir. Bizarre. Elle continua donc, et respira fortement, pour que le petit ne soit pas surpris, elle continua de marcher, quand enfin, elle arriva tout près de la tanière. Décidément Soupir était trop fatigué pour entrer, et puis elle était plutôt grande. Alors, elle se posa, dans un fracas, car ses muscles lâchèrent quand la louve se plia. « POUF ». Elle s’en fichait bien, car elle était désormais devant la tanière et couchée, donc. Elle passa sa tête dans l’abri, et déclara sur un ton sec.


    - Hey, qui est le louveteau qui piaille ainsi ?

    Puis, elle ouvrit grand ses yeux, et vit une petite boule de poils. Il avait un pelage brun et noir. Il avait aussi ces tâches semblables à sa mère, et une étrange coiffure, blonde. Blonde ? Se questionna Soupir.

    - Tsss … Lâcha-t-elle. Ce petit là, il avait une coiffure hors norme, oui, c’était bien une particularité de cette famille. Twilight était « rousse », et Soupir elle aussi avec de longs poils blonds sur le crâne. Finalement, tiendrait-il sa coiffure de sa grand-mère, un poils mélangé avec la génération d’avant ? Possible. Alors, voyant le petit, elle sourit, discrètement, car ce n’était pas à son habitude. Et, elle ajouta :
    - Oh, dis moi, le piailleur, tu t’appelles comment ?

    C’est un peu la honte d’être la grand-mère et de demander le nom à son petit-fils, mais celui-ci ne devait pas savoir qui elle était, alors elle s’aventura à lui demander son prénom. Mais, faut dire que Twilight ne ressemblait pas à sa mère, alors peut-être que cela ne viendrait pas à l’esprit du petit qu’il y avait un quelconque lien familial entre eux. En même temps …

    On verra bien.


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MessageSujet: Re: La platitude, n'existe pas [ Pv Trigger   Jeu 27 Aoû - 3:36

Citation :
    Une journée magnifique, le soleil haut, le vent qui souffle, les petits oiseaux qui chantillonnent et les rires, et un Disney cue avec ça. Ou pas. Les oiseaux qui piaillaient comme des idiots étaient loin d'ébranler le petit monde parfait dans lequel vivait la petite boule de poile, repliée contre elle même, endormie avec quelques insectes qui dormaient sur elle. Les premiers rayons du soleil à s'être filtrés dans son œil ne le fit à peine sourciller. non , ce qui lui mit la puce à l'oreille de se réveiller, en fait, c'était son copain le Jaseur. Perché en haut de la plus haute branche, juste à proximité d'un Geai-Bleu, il avait fait un tel grabuge que le petit louveteau avait quitté le sol pour se hérisser. Il hoqueta de stupeur, levant une patte pour éviter d'écraser un copain fourmi et une amie libellule. Enfin, il se mit à rire. D'abord tranquillement, puis, hilare, tout seul. Seul. Que l'on se sentait seul, là, au fond de la tanière... Il se roula sur le dos, soupira d'aise.

    ( Daaaayng, c'que j'demanderais pour un p'tit peu de désennui... C'que je deman --
    - Hey! Triggie!

    Le petit louveteau se retournât sur le ventre, sa mèche folle se relevant après-coup.
    - Arrow?
    Une ombre survolât près de sa tanière pour s'y poser, faisant frémir les plumes de son corps. Un minuscule rossignol aux grands yeux marrons se tint au seil du logis. Le petit louveteau se levât d'un bond.

    - Ha! C'est vr'ment toi!
    L'oiseau parut sceptique, il portât ses plumes à son visage comme s'il réfléchissait intensément.
    - Évidemment que c'est moi, idiot, tu croyais qu'un autre oiseau allait daigner s'approcher de toi?
    Le sourire niais que lui offrit le louveteau confirmait ses dires. Derrière le volatile, il y avait de longues branches où s'y agrippaient plusieurs oiseaux. Sauf que, contrairement au regard accueillant que portait Arrow, ceux là semblaient plus méfiants, plus craintifs, comme s'ils éprouvaient une quelconque révulsion à s'approcher du petit blond. Celui-ci, d'ailleurs, envoyât sa tête vers l'avant, puis vers l'arrière et donnât un petit coup sur le côté, replaçant sa tignasse par la même occasion. Deux longues franges lui encadraient le visage, de même que des épines jusque dans le creux de son dos. Le rossignol pouffât en voyant cette manière assez originale de faire sa toilette, mais il ne put rien glisser, que déjà, ses compères volatiles scandaient au loin, dans une mélodie grave et monocorde.

    " Il te mangera! ", " Les loups ne sont que des tueurs ", " Vole ! ", " Ne le regarde pas! Ne le regarde pas dans les yeux! " "Ses yeux sont maudits... " avait murmuré l'un d'eux, plus corpulent, plus massif, au long cou et à l'air revêche. Perplexes, et le loup et le rossignol posèrent leurs yeux sur la silhouette sombre de l'aigle qui glatit en menace

    " Prends garde, Arrowbeak, ce jeune ne sera pas toujours jeune, et un jour, refermera ses mâchoires sur toi. Tu es prévenu, ne t'en approches pas... "

    Le rossignol se contenta de rouler les yeux, se gonflant dans toutes ses plumes.
    - Fiche-moi la paix, Sandeye, tu radotes des trucs à cause de ta paranoïa. Tu vois bien que ce gosse est inoffensif. Il se retournât, un air confiant, présentant Trigger d'une aile. Là, tu vois?
    Mais Trigger n'était plus là. Plus là où il croyait qu'il était. Il était
    - ICI!
    Ses mâchoires se renfermèrent sur la tête du rossignol, et on entendit un cri de mort, suivit d'un râle. Les oiseaux écarquillèrent leurs yeux, s'approchèrent en rafale et déboulèrent dans la tanière pour s'attaquer au tueur. Il se retournât d'un cran vers eux, les yeux flamboyants, le corps meurtri de l'oiseau entre ses crocs. Sur le coup, ils se reculèrent tous d'un bond, le cercle s'élargissant. Au lieu d'entendre un grognement pourtant, ils entendirent des rires.
    - Pff... hu hu hu...AHAHAHAHA!
    - Si vous voyiez vos têtes, bande de pignoufs!!
    - OHhhh BULLSEYE! Le louveteau relâcha sa " victime " et frappât sa patte dans l'aile de cette dernière, lui offrant un sourire complice.
    - Pire que Bullseye, Triggie, leurs têtes valent vraiment leur pesant d'or!
    S'en suivit de rire hilares. Quelques oiseaux leurs jetèrent un regard noir, avant de s'envoler, tandis que d'autres, prirent part à la rigolade. Le vieux Sandeye ne fit pas parti de ceux qui se marraient de la situation " drôle et coquasse ". Il planta ses deux yeux dorés dans les yeux sans pigmentation du canidé, sans pourtant dire quoi que ce soit. Comme si leurs sourires goguenards lui avait cloué le bec - littéralement, cette fois! Il s'éloignât à tire d'aile, emportant sa clique de piafs avec lui, laissant évidemment Arrowbeak et Trigger seuls dans la tanière. Le tout se calmât éventuellement. Le cowboy reprit son calme le premier, soupirant d'aise.

    - T'crois qu'ces crétins sont encore dans la ligne de mire?
    - Je crois pas. N'empêche, c'est tout un art que de jouer la comédie, bravo! Où est-ce que t'as appris à retrousser ton museau de la sorte?
    - Ah! Ça c'est le 'Pa qui m'l'a montré en l'faisant à un loup qui voulait m'approcher. Un loup du " Monde ", t'vois?
    - Yep, je comprends, cowboy... Mais j'avais une question...
    - Shoot. répliqua le louveteau d'un ton détaché, maintenant roulé sur le dos, fixant le plafond de la tanière et battant des pattes comme s'il courait dans de longs champs pleins de verdure.
    - ... Pourquoi tu sors jamais?
    Le regard du louveteau semblait s'être assombri. Comme s'il venait de penser à quelque chose de vraiment morne. Il coucha même les oreilles, déviant sa tête pour poser ses deux grands yeux dans ceux de son ami à plumes.
    - J'sais pas trop. Abandonna-t-il enfin, les yeux vagues, à la semblance de ceux de son défunt frère. Il soupira, battant légèrement des pattes pour tenter de gratter le sommet de la tanière.
    - C'est pas moi qui choisit, mais quand j'essaie de sortir, tout mon corps m'en empêche... 'Ma appelle ça une "phobie"... C'est bien de rester à l'abri, j'ai rien contre mais... --
    - Mais c'est comme s'il manquait quelque chose, non?
    - Yep.
    - Je vois, terminât l'oiseau, compatissant. Il levât pourtant sa tête. Mais d'ailleurs qu'est-ce qui--
    - Shht.
    - Shht?
    - SHHT!
    Trigger écrasât sa patte sur l'oiseau qui se vit cloué sur le sol, piégé dans son mutisme. Arrow tentait de parler, mais son ami l'en empêchait. Il s'était même plié sur ses pattes, à la manière d'un chat, prêt à se défendre.
    ( J'entends des voix... J'entends une voix?... non, j'hallucine. C'est pas des voix, ça sonne plus haut. C'est des pas. Des pas... )
    L'oiseau réussi à se débattre dans une nuée de plumes. Il épousseta ses ailes, un air indigné, avant de se tourner vers Trigger. Il tressauta: Ce dernier avait l'oreille de collée contre le sol, le regard attentif. Il tenta de l'interroger d'un regard, mais le louveteau lui fit vite savoir de s'éloigner. Arrowbeak ne se fit pas prier, qu'il rejoint le ciel à tire d'aile. Trigger tenta de retenir son petit gémissement, mais en vain. Une sorte de gazouilli émanât de sa bouche, et il se précipita à cacher cette dernière de ses deux pattes.

    " Hey, qui est le louveteau qui piaille ainsi ? "

    Quelqu'un. L'Agoraphobe se reculât d'un bond, tout son corps tremblotant. L'immense être fit pénétrer sa tête tout près de lui. Une tête qui ne lui disait rien, mais alors rien du tout. Une tête étrange et longue, comme celle de sa mère, avec une tignasse blonde platine. Il tenta pourtant dene pas bouger, son regard rivé dans les yeux violets de l'inconnue, mais déviant peu à peu à ses côtés, où il voyait Arrowbeak lui faire signe de déguerpir. Mais comme d'habitude, il restait stoïque, immobile. Tous ses muscles étaient crispés.

    " Tsss … "

    ( Qu'est-ce qu'elle a à mater ma tignasse? ) songea Trigger en haussant un sourcil, peu confiant. Il tenta de garder son calme, de ne pas se hérisser, mais les pointes blondes de sa nuque ne semblaient pas du même avis. Ses yeux s'agrandissaient au fur et à mesure que le regard de Soupir pesait sur lui, et sa queue allât se loger entre ses pattes.

    " Oh, dis moi, le piailleur, tu t’appelles comment ? "

    La voix de la vieille louve refit surface, mais il n'en découlât pas moins d'une seconde que le petit surexcité frappât sa patte contre le sol, la tête penchée vers l'avant comme pour ajouter du caractère.

    - QUIII T'EEEEEEEEES!!!??? o_o
    Il se reculât en plus d'un bond, détaillant la silhouette élancée de celle qui était sa grand-mère. Mais, trop buté pour comprendre cela, il coucha ses deux petites oreilles contre son crâne blond, retroussant légèrement son museau; non pour grogner, mais en sourire honteux, pareil à un oméga qui refusait qu'on l'approche. Puis, il y eut un déclic.

    - Dayng... J'ai pensé tout haut! -- Oh merde, j'viens de le refaire! DAYNG 'FAUT QUE J'ARRÊTE ÇA!

    Il se donnât un coup sur la tronche, un petit coup de patte. Juste un petit, avant de replanter ses grandes billes rosées dans les yeux de Soupir.

    - Désolé. Fit-t-il, sans quitter le regard, fixe. J'vais m'reprendre. reprit-t-il, ses grands yeux ne quittant plus la silhouette de la louve. il se retenait même de ciller.
    - Je suis Trigger, fils de Twilight et de Squalltramp, enchanté, cowboy! -- cowgirl! Yeehaw! À ces mots, il levât sa patte, la saluât d'un trait. Baisser la tête en digne de respect? C'était bien trop démodé, il faut vous moderniser, enfin! Au loin, sur la branche, Arrowbeak essayait de ne pas se fendre la poire. Le discours que venait de lui sortir le petit fils de la louve avait de quoi d'imprévisible mais de mignon...

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Dernière édition par mlp.kaos le Lun 7 Sep - 20:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La platitude, n'existe pas [ Pv Trigger   Jeu 27 Aoû - 13:02

    Soupir avait sa tête à l’intérieur, et le reste de con corps, dehors, couché. Elle continua d’observer ce petit au physique plutôt particulier. Mais Soupir n’avait rien contre cela, bien au contraire, car tous les membres de sa famille avaient un côté étrange. Regardez là, Breezeslice, son dos était recouvert de marques vertes, plutôt flashy, et cette coupe, blond clair. Le meilleur était certainement son regard mauve qui allait parfaitement avec ses griffes, elles aussi mauves. Et puis, elle était devenue encore plus décalée par rapport au autre, car elle n’avait plus que trois pattes. Mais elle n’avait que faire des préjugés des autres. Cela ne servait absolument à rien. C’est alors, que le regard mystérieux de la femelle alla se planter dans celui incolore du jeune louveteau. Des yeux vraiment étranges, comme ceux de Gahnius, ou presque. Oui, Gahnius était aveugle lui, mais ce petit là ne le semblait pas. Heureusement, mieux vaut voir le monde qui l’entoure quand on est aussi jeune. Le compagnon de Soupir connaissait bien le monde autour de lui, et tellement bien, que la vue l’avait quitté. Quel triste sort, mais son trait optimiste le gardait encore en vie, et puis l’amour qu’il recevait de sa famille était largement suffisant.

    C’est alors qu’à peine la louve entrée, le jeune recula à n’en plus finir. Il n’arriva pas au bout de la tanière, mais presque. Ses yeux écarquillés, et son souffle accéléré, le louveteau semblait réellement effrayé. Il tremblait même. Soupir haussa un sourcil, ne sachant que faire ou que répondre de cette réaction chez le petit. Alors, comme elle le faisait toujours aussi bien, elle se tut, et l’observa, de ses grands yeux brillants. Il avait un air tellement détaché, différent des autres, si particulier, que Soupir tourna sa tête comme pour mieux le voir. Il était mignon ce petit. Alors, elle sourit, intérieurement, et pensa à ses propres enfants, à son âge. De plus, ce qui était plutôt drôle c’était que ce petit mâle avait les couleurs de Twilight, certes, mais aussi un peu celle de Rosebud, alors, l’ancêtre réussi à bien revoir les deux bouilles de ses enfants. Qu’ils étaient mignons … Elle se laissa emporter dans une mélancolie de l’époque, mais bien vite se reprit en secouant sa tête, elle reprit son air sérieux, comme toujours. Après un long silence, le petit, un peu plus confiant, déclara, ou plutôt cria :

    « QUIII T'EEEEEEEEES!!!??? o_o »

    Surprise par l’intensité de sa voix, Soupir du carrément sortir sa tête du trou, pour ferma les yeux et se boucher un instant les oreilles. Quelle horreur, elle détestait ça être surprise par un tel vacarme. Aaah, vraiment, quelle idée de crier ainsi dans un si petit endroit ? Alors, après que ses tympans se soient calmés, et que le silence revenu dans l’esprit de la femelle, elle rentra de nouveau sa tête dans la tanière, d’un air décidé, et annonça, grondante, la gueule grande ouverte, on aurait même pu croire qu’elle allait le manger (XD) :


    - MAIS CA VA PAS DE HURLER COMME CAAA ?!!
    Soupir reprit son souffle, et ferma ses yeux. Puis, sur un ton plus calme, mais toujours aussi sec, elle ajouta.
    - Nan mais n’importe quoi, ta maman t’as pas appris à parler moi fort >< ?
    Et dans un murmure elle ajouta, pour elle-même
    - Jlui dirai tiens …

    Le louveteau baissa les oreilles, et ajouta, agacé :
    « Dayng... J'ai pensé tout haut! -- Oh merde, j'viens de le refaire! DAYNG 'FAUT QUE J'ARRÊTE ÇA! » Il recommença à parler fort. Attention, Soupir quand elle hurle, elle déménage tout (èé).


    - MAIIIIIS …. Hurla-t-elle à son tour, les oreilles en dépit.
    - Boorde…. >< ! Elle s’arrêta nette, voyant la tête du môme. Alors, elle soupira longuement, baissant le son qui était entré dans ses oreilles sans prévenir ! Un petit moment de calme, ah ça fait du bien … Elle continua donc :
    - Arrête de hurler comme ça bon sens ! C’est vraiment insupportable ! Gare à toi si tu recommences ! Prévenue Soupir.

    Le calme revint, et la louve parut plus détendue. Alors, elle écouta, d’une oreille incertaine, le jeune.

    « Désolé. »

    -Mouais. Déclara vite fait l’ancêtre.

    « J'vais m'reprendre. »
    « Je suis Trigger, fils de Twilight et de Squalltramp, enchanté, cowboy! -- cowgirl! Yeehaw ! »

    - Mmppff … Ajouta simplement Soupir. Puis, elle sortit une vraie phrase, avec des vrais mots (si si o_o !)
    - Bien Trigger. A mon tour de me présenter. Je suis Breezeslice, mère de Twilight et de Rosebud. Mais on m’appelle par mon prénom, Soupir.
    - Et je ne suis pas une cowgirl … Ajouta-t-elle quelque peu agacée par les termes étranges qu’utilisait Trigger. Pas qu’elle ne les aimait pas, mais il les disait tout simplement trop fort.

    Soupir allongea son regard, pour parcourir la tanière. C’est alors, qu’au bout de celle-ci, les yeux de Soupir tombèrent sur des racines, et quelques trous de lumière. Il devait y avoir des oiseaux qui venaient ici, mais après tout ça devait faire de la compagnie au petit, ou un casse-croûte. Et bien oui, il faut savoir joindre l’agréable à l’utile, c’était comme ça que marchait l’esprit de Soupir, l’ancêtre. Breezeslice s’allongea finalement, un peu plus confortablement. Elle s’avança quelque peu, pour être mieux posé. Ainsi sa tête s’approcha un peu plus, et ses pattes avant entrèrent légèrement dans la tanière, ou du moins sa patte avant, l’autre arrachée, lui servait d’accoudoir, parce qu’avec ce qu’il restait on ne pouvait pas faire grand-chose, mais mine de rien, elle était bien calée comme ça, prête à l’écouter parler, mais surtout pas hurler, sinon elle s’en irait.


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MessageSujet: Re: La platitude, n'existe pas [ Pv Trigger   Jeu 27 Aoû - 19:25

Citation :
    " MAIS CA VA PAS DE HURLER COMME CAAA ?!! "

    ( DAAAAH!!! O_O La folle! Ça y est, j'vais claquer! Prends soin de Hura et de Hela, Arrow! x__x )

    Effet miroir, le petit louveteau calât sa tête entre ses pattes, l'écho du cri de la louve lui renvoyant dans tout son corps, le faisant trembler. Son cœur battait rapidement, prêt à lui jaillir de la poitrine tant il allait vite.

    " Nan mais n’importe quoi, ta maman t’as pas appris à parler moins fort >< ? "
    ( 'Ma j'la vois presqu' jamais... ) songea piteusement le louveteau, en couchant ses deux oreilles du côté de la tête, la lèvre inférieur tremblante et ses grands yeux plantés dans les améthystes de Soupir. Un gémissement aurait sans doute fait l'affaire, mais non. Trigger se sentait partiellement blessé lorsque sa grand-mère ( qui lui était inconnue ) ne lui avait dit pareille chose.

    " MAIIIIIS … " reprit-t-elle une nouvelle fois, prête à lui arracher la tête du revers d'un croc.

    " Boorde…. >< ! " Mais au lieu de continuer à lui vociférer dessus, elle se reprit, profitant du calme momentané que lui offrait le jeunot. Elle se permit même de le rabrouer d'un avertissement. Hélas, elle ne savait pas que seuls Twilight et Squalltramp étaient en mesure de lui faire comprendre quelque chose. Eux et Arrowbeak, bien-sûr.

    " Arrête de hurler comme ça bon sens ! C’est vraiment insupportable ! Gare à toi si tu recommences ! "

    Au faible désolé que lâcha le louveteau, Soupir semblât se calmer. Ses muscles se détendirent. C'était pas la peine de lui faire la leçon non plus... Elle ne savait pas qu'il vivait là, tout seul? On s'occupe avec ce que l'on peut! Enfin. Elle siffla tout de même, à contre-cœur.

    " Mouais. " lâcha-t-elle, comme si plus rien ne l'impressionnait. Et enfin, le petit se présenta, comme étant le digne fils de Twilight et de Squalltramp, ce qui était à demi vrai.

    " Mmppff … " , que d'onomatopées pour décrire l'ennui qu'éprouvait la pauvre vieille en ce moment. Et pourtant, le petit ne semblait pas lâcher prise - et pour preuve, il fixait toujours intensément sa grand-mère de ses deux yeux arrondis, sans la quitter une seconde, d'une semelle - et semblait plutôt intéressé par ce qu'elle avait à dire par après. Comment le savait-t-il? Cette sorte d'inspiration que l'on prenait avant de se forcer à dire quelque chose ou de gentil, ou de long. Squalltramp le faisait souvent, lui.

    " Bien Trigger. A mon tour de me présenter. Je suis Breezeslice, mère de Twilight et de Rosebud. Mais on m’appelle par mon prénom, Soupir. Et je ne suis pas une cowgirl … "


    D'un air un peu benêt, le petit louveteau clôt ses yeux, et d'une innocence née, répondit du tac-au-tac.
    - Mais si, si, z'êtes une cowgirl! Pour les mâles c'est cowboys - comme moi! - et les femelles, cowgirls! Et j'espère d'n'pas m'tromper sur vot' compte et j' jure que... -- OH MAI. Exc'se... ... Tarnation?!

    Tarnation? Mais qu'est ce que ça voulait dire, c'était une sorte d'exclamation de surprise lorsque Trigger venait de découvrir quelque chose. Il avait tendance à porter une attention particulière à ce que l'on lui disait, mais ses neurones ne semblaient jamais faire le lien efficacement. D'où la raison de son nom, Trigger, détente, de l'expression " long à la détente ". Mais même si Soupir avait violé son environnement en y enfouissant sa tête, même si elle l'avait effrayé à un tel point qu'il ne désirait pas l'approcher, il l'admirait. Ça, et en parallèle, ne l'aimait pas du tout. Elle avait un air très peu maternel, contrairement à celui de sa mère, et, qui plus est, n'était pas polie. Alors avant de donner des conseils et des avertissements, pourquoi pas rouler sa langue sept fois dans sa gueule, hum? Trigger s'arrêta net de parler, redressant peu à peu ses oreilles et écarquillant grand ses yeux de nouveau. Sa petite queue battit vivement de droite à gauche. Il y eut un second déclic dans sa tête.

    - Daaayng... o_o Attendez-'tendez-'tendez. Vous dites que z'êtes la mère de ma mère, cowgirl? Eh bah, ça ça veut dire que... Ça veut dire que... -- en fait j'sais pas trop c'que ça veut dire mais j'Vais y arriver -- ... ... ... OH! Ça veut dire que z'êtes la mère de ma mère! Ça veut dire que vous êtes ma mère-mère? Ou 'Ma's Ma? Ou chaipasquoi mais, z'êtes d'ma famille, c'est ça? Sans laisser le temps à soupir de rappliquer, toute sa méfiance, sa peur et ses insultes qui ne daignaient pas encore sortir se volatilisèrent, pour laisser un jeune louveteau pur, aux grands yeux avide de connaissances. "C'est géant! "

    il fit même certain de modérer le niveau de sa voix, sans pour autant brimer son enthousiasme. Il semblait heureux, au septième ciel, sur son petit nuage adoré. C'était souvent comme ça, mais

    - Alors là j'suis vraiment enchanté de vous connaître, Ma's Ma! dit Soupi--
    mais la joie se stoppât nette. Son nuage se désagrégea en quelques secondes. Même les yeux de Trigger changèrent, perplexes. Il fut saisi d'une violente quinte de toux, qui faisait trembler tout son petit corps en entier.
    - Keeeeh!! Trheeeu threuuu!! HREUUUX THREEEH Thhhs... Trhh... Pff... Il soupira, le souffle court.
    - Damnation, lâcha-t-il simplement, tremblant de rage. C'est la quatrième fois cette semaine... Ses yeux se mirent à perler de larmes. Trigger était méconnaissable. Il avait abandonné son accent de cowboy et sa voix ressemblait étrangement à Haraïk...
    - C'est la quatrième fois cette semaine, y'en a marre! J'veux en finir avec cette maladie! Si seulement j'pou-- theeuu!! Tehehh keheh!! THHRR KEUUH KAHH TRHHH !!! À s'en écorcher le pharynx. Il retombât assis, une patte sur la gorge, tentant de faire arrêter le massacre. Mais cette toux là ne s'arrêtait pas comme les autres maladies. Celle là était presque ancrée tout au fond de son ADN. Il couchât les oreilles, retroussât le museau, étant incapable de stopper le mécanisme. Après avoir vu un tel spectacle, la plupart des louveteaux se sauvaient, s'échappaient, de peur d'attraper la même chose que lui. Mais voilà, cette maladie n'était pas contagieuse. On pourrait même en dire qu'elle était héréditaire, et serait transmise à de pauvres générations futures... À Soupir de voir: s'échapper ou pas? Dix minutes défilèrent sans que la "vraie voix " du cowboy n'émane. Il parvient tout de même à glisser, entre deux bruyantes expirations: Désolé de vous faire voir ça...
    ( Pitoyable... )

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MessageSujet: Re: La platitude, n'existe pas [ Pv Trigger   Jeu 27 Aoû - 22:02

    [ <3 ]

    Soupir avait peut-être été dur envers ce petit ? Peut-être … Mais la femelle n’en pensa rien. Car elle avait une sainte horreur des cris qu’on peut lui envoyer, et quand cela arrivait, la vieille louve était de mauvais poils. Ben ouais, c’était ainsi. Elle continua de fixer son petit-fils, d’un air sérieux, et celui se recroquevilla encore plus sur lui-même, voulant certainement s’enfuir encore plus loin. C’était compréhensible, Soupir n’était pas appréciée de tous, son caractère sec en dérangeait plus d’un, mais elle était ainsi. Et si elle était quelque dure avec cet enfant, ce n’était certainement pas pur plaisir, juste pour défendre ses oreilles (XD). Mais il est vrai que l’ancêtre avait une réputation de dur à cuir, de louve froide, et pas vraiment aimable. C’était arrivé avec l’âge ? Peut-être un peu, mais alors très peu, car elle se souvenait très bien avoir tout été comme ça, même lors de son entraînement, quoique moins directe, et plus douce. Car Breezeslice n’était pas méchante pour autant, surtout avec ceux qu’elle aimait, c’est-à-dire sa famille. Alors, elle soupira, un peu, voyant le petit tout simplement apeuré par sa propre grand-mère. Décidément, par moment elle n’était pas très adroite avec ses petits-enfants, alors, elle soupira encore, c’était certainement la chose qu’elle savait le mieux faire au monde. Soupirer, souffler, vider ses poumons d’un trop plein d’air, pour donner une expression morne et fatiguée à son visage, une impression de lassitude, ou de désarrois. ET c’est souvent dans un soupir que l’on se dit « à quoi bon ? ». Mais les soupirs de la louve n’étaient pas aussi « puissant », eux étaient juste la marque d’une légère lassitude, et certainement d’une vieillesse non voulue.

    Le louveteau continuait de fixer l’ancêtre, malgré lui, et tremblait. Alors Soupir eut un instant de regret d’avoir été trop dure. Et puis la voix du jeune résonna de nouveau. Non finalement elle n’avait pas de regret, comment pouvait on être aussi excité ?

    « Mais si, si, z'êtes une cowgirl! Pour les mâles c'est cowboys - comme moi! - et les femelles, cowgirls! Et j'espère d'n'pas m'tromper sur vot' compte et j' jure que... -- OH MAI. Exc'se... ... Tarnation?! »

    - Tarnation oO répéta la grand-mère. Décidément, ce jeune disait d’étranges choses. Puis elle ajouta simplement.
    - M’ahin …

    C’est alors qu’il y eut certainement un déclic dans la tête du louveteau, et une énergie, encore plus forte, sortit de son être, débordant dans toute la tanière et éclaboussant l’ancêtre, qui ferma ses yeux, rien qu’un instant. Allait-il sauter jusqu’au plafond ? a vrai dire ce n’était pas trop difficile, celui-ci était relativement proche.

    « Daaayng... o_o Attendez-'tendez-'tendez. Vous dites que z'êtes la mère de ma mère, cowgirl? Eh bah, ça ça veut dire que... Ça veut dire que... -- en fait j'sais pas trop c'que ça veut dire mais j'Vais y arriver -- ... ... ... OH! Ça veut dire que z'êtes la mère de ma mère! Ça veut dire que vous êtes ma mère-mère? Ou 'Ma's Ma? Ou chaipasquoi mais, z'êtes d'ma famille, c'est ça? »


    - Mère-mère ? Presque. Je suis ta grand-mère plus exactement. Et oui donc, je suis de ta famille.

    « C'est géant! »

    - Euuuh … Déclara Soupir. Géant ? Pourquoi pas, mais alors il semblait plutôt heureux d’apprendre que le monstre qui venait de lui crier dessus était sa grand-mère. Etrange p’tit bonhomme, mais voyant son large sourire, Soupir ne pu qu’en faire de même, ou presque. Un petit sourire discret s’installa sur ses lèvres, et alors les yeux de l’ancêtre brillèrent d’une fière lueur. Oui, elle était fière d’être de nouveau mère, d’une certaine façon, et ce p’tit gars avait beau être un loup à la voix qui porte, ce qui déplaisait à la femelle, il avait cette lueur lui aussi dans l’iris, unique chez la famille de Breezeslice, et elle savait qu’elle l’aimait déjà, malgré tout. Elle ne le montrerait peut-être pas, mais elle essayerait de ne pas être de mauvais poils tous les jours, pour qu’il ne voit pas en elle juste une faiseuse de leçon. Car c’était juste sa grand-mère, et elle était certainement que de passage dans sa vie de loup. Alors, elle regarda le jeune louveteau commencer à s’exciter sur place, elle se tut, le laissant s’amuser de cette découverte.

    Soupir sentit que la voix du petit se calma, et elle en fut bien contente.
    « Alors là j'suis vraiment enchanté de vous connaître, Ma's Ma! dit Soupi … »
    Mais le petit ne pu finir sa phrase, et c’est alors que Soupir le regarda, d’une façon questionneuse.

    « Keeeeh!! Trheeeu threuuu!! HREUUUX THREEEH Thhhs... Trhh... Pff... » Ses yeux se tordaient se douleur, et s’en suivi des pleurs. Son corps entier tremblait, et il ne pouvait s’empêcher de tousser. La vieille louve en fut toute retournée, mais elle ne pouvait rien faire.
    « C'est la quatrième fois cette semaine, y'en a marre! J'veux en finir avec cette maladie! Si seulement j'pou-- theeuu!! Tehehh keheh!! THHRR KEUUH KAHH TRHHH !!! »

    Soupir haussa ses sourcils, inquiètes, et immobilisée par les mouvements brusques du petit. Il toussait à n’en plus finir, Soupir crut bien même qu’il en cracherait ses poumons, mais non. Il plaqua ses pattes sur son museau et alla encore plus se cacher, au bon de sa tanière. Sa voix était différente, comme très mal à l’aise, et étrangement ressemblante à Haraïk … Soupir s’en voulu de ne pouvoir rien faire, mais elle savait parfaitement qu’elle ne pourrait rien faire. Alors, elle reprit son expression habituellement, et ne bougea pas d’un poils. Enfin, le petit se calma, respirant à peu près normalement, et il déclara, sur un ton désolé :

    « Désolé de vous faire voir ça... » Mais, … Alors la vieille louve prit une expression plus douce, et ses yeux ne furent pas désolés, ni agacés et encore moins effrayés. Bien au contraire, elle s’approcha encore plus du petit. Sa grande tête fut plus proche du corps de son petit-fils, et elle passa ses épaules dans la tanière. Puis, rampant quelque peu vers Trigger, elle déclara :

    - Tsss … Ce qui ne fut tout d’abord pas vraiment rassurant, mais son visage paraissait si doux, et son regard bienveillant. Elle posa sa grosse patte antérieure sur la petite du mâle, doucement, gentiment, et elle ajouta.
    - Voyons, Trigger, tu n’as pas à t’excuser. Tu n’y peux rien, et puis la famille c’est fait pour tout partager. Le bonheur comme le malheur. Tu n’as pas à avoir honte, car le sens véritable de la famille est la tolérance. Et que tu sois agaçant, malade, excité ou que tu parles d’une façon particulière, cela n’enduit en rien mon jugement. Tu es mon petit-fils, et je suis ta grand-mère, qui y a-t-il de plus fort que la famille, mmh ?
    - Pas grand-chose que je connaisse en tout cas … Et elle rendit un sourire discret à Trigger. C’était sa façon à elle de dire qu’elle veillerai sur lui quoi qu’il arrive, car bien plus que le sang qui les lie, il y a le cœur.
    Sa grande patte posée délicatement sur celle du petit se releva, pour ne pas l’écraser. Et alors, elle reprit son expression habituellement sérieuse. Mais attention, Soupir ne faisait pas parti des grands-mères gâteaux. Elle, s’était le genre unique, qui a une énergie étrangement lié au silence, et qui dit des trucs pas très souvent, mais quand elle dit quelque chose, il faut l’écouter.

    C’était ça être grand-mère, pour Breezeslice.


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MessageSujet: Re: La platitude, n'existe pas [ Pv Trigger   Ven 28 Aoû - 20:31

Citation :
    Tousser de la sorte, ce n'était pas sérieux. Peu de loups tombaient malade à Bonesyard. Ils étaient toujours bien soignés et bien traités. Et Trigger l'eut été, au début. Avant que les Gardiens n'abandonnent en trouvant son cas trop désespéré pour continuer. Ainsi, ses parents en ont déduits qu'il devait se retrouver avec une maladie génétique, un problème de bronches ou de trachée. Peut-être son père biologique avait une quelconque maladie héréditaire et qui l'avait transmise à son rejeton. Trigger le haïssait, juste pour ça. Pour lui avoir transmis cette... tare... qui lui nuisait plus qu'autre chose. Il aurait bien voulu hurler, mais ça n'aurait fait qu'endommager ses cordes vocales encore plus. Qui plus est, il y avait quelqu'un - Soupir, en l'occurrence - qui aurait été témoin de la scène. Ainsi donc, la tirade qu'elle lui offrit l'émeut. Il avait les yeux larmoyants, suite à la quinte de toux précédentes, mais aucun sanglot apparent. Les larmes ne coulaient même pas...

    " Tsss … " débuta-t-elle, adoptant un air doux, un air qui suffit à calmer le cœur hyperactif du louveteau. Le contact de la patte de l'ancêtre avec la sienne le fit tressaillir. Au lieu d'attiser sa peur, elle l'atténuât.

    " Voyons, Trigger, tu n’as pas à t’excuser. Tu n’y peux rien, et puis la famille c’est fait pour tout partager. Le bonheur comme le malheur. Tu n’as pas à avoir honte, car le sens véritable de la famille est la tolérance. Et que tu sois agaçant, malade, excité ou que tu parles d’une façon particulière, cela n’enduit en rien mon jugement. Tu es mon petit-fils, et je suis ta grand-mère, qui y a-t-il de plus fort que la famille, mmh ? "
    Trigger demeura bouche-bée, muet, incapable de répondre quoi que ce soit. Étais-ce sa maladie qui faisait encore défaut, ou alors étais-ce vraiment lui qui se taisait, pour une fois? Soupir glissa d'un mince sourire
    " Pas grand-chose que je connaisse en tout cas … "

    Mais au lieu de sourire, comme le faisait sa grand-mère, c'est un refoulement de haine inexpliqué qui se mit à secouer le corps du pauvre enfant, ancrant peu à peu ses griffes dans la terre meuble de la tanière. Il avait baissé sa tête en impuissance, de même que pivoté ses oreilles le long de son crâne. Son visage était voilé par ses deux longues franges blondes. Trigger demeurât ainsi, immobile - quoique agité de spamses en tout genre - bouillant de rage. La famille? Qu'avait-t-elle faite pour lui, hein? Des pensées sombres et ternes vinrent éveiller son esprit calculateur et hypocrite, mais il se retint d'arrachepied. Peut-être se la jouait-t-il simple d'esprit pour justement, ne pas être gâté par la vie? Pour ne pas que les autres s'inquiètent sur son compte? Il était encore jeune, toute cette situation le mettait mal-à-l'aise. Plus tard, il comprendrait peut-être. Alors, il se défit de son mutisme pour redresser ses oreilles, offrir à la vieille louve un doux sourire. Pas un de ces faux sourires trop joyeux, non, un sourire sincère. Il se levât, et enlaçât la tête de Soupir, quelques courtes larmes retombant sur le sol.
    - Merci... murmura-t-il faiblement. Mais j'veux pas compter s'la famille toute ma vie... J'Aimerais -- sa voix se coupât, et il se retint de tousser, scellant ses lèvres. Mais le dommage était d'autant plus grave lorsqu'il se raclait la gorge dans un son strident qui secouait ses petits os. Après un bon cinq minutes de guitare basse, le virtuose soupirât lourdement pour expirer tout l'air souillé de ses poumons. Il sourit, enfoui sa tête dans la fourrure de soupir.
    - J'aimerais faire comm'mes frangins. J'veux être ind'pendant. Mais avec c'que j'ai, j'le s'rai probab'ment jamais ...

    Il se dégagea de l'étreinte, debout sur ses quatre pattes, sa queue basse, stoïque. Ses grands yeux luisaient de larmes, mais il les retenait. Ou alors, elles ne daignaient juste pas couler.
    - J'veux faire comme toi, G'ma. J'Veux pouvoir dresser la tête où j'vais sans m'faire poser des questions sur c'que j'ai. J'veux avoir d' la force comme toi. Comme 'ma et comme 'pa. Tu t'fais pas mettre de côté à cause d'ta moitié d'patte, non? T'es capable d'vivre avec? Eh bien j'veux vivre avec ça aussi. Que j'l'aime ou pas. Certes, ses propos étaient fondés sur des opinions personnelles, et ce qu'il avait dit pouvait même être blessant. Mais Trigger était un enfant, et ne mesurait toujours pas l'ampleur des mots. De toute manière, Soupir avait de quoi d'admirable. De marcher comme ça, à trois pattes, c'était tout un exploit dans les yeux du cowboy. Mais ça impliquait de grandes responsabilités. Elle devait faire attention où elle allait, car elle n'avait probablement pas le même soutient qu'un autre loup possédant ses quatre pattes. Ou alors, peut-être en possédait-t-elle plus? Trigger n'osait demander. Il était encore retourné par son attaque de plus tôt. Contrairement à la patte de l'ancêtre, ses toux arrivaient n'importe quand. Parfois même, elles l'empêchaient de dormir...

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MessageSujet: Re: La platitude, n'existe pas [ Pv Trigger   Sam 29 Aoû - 0:31

    Trigger toussait encore, et Soupir ne pouvait rien faire. Alors elle resta immobile. Puis lentement, il se calma, et les spasmes qui faisaient vibrer son corps se calmèrent, peu à peu. La louve continuait de le regarder, à sa façon dure mais juste. Et puis, on sentait derrière tout cela, un sentiment fort, qu’est la tendresse. Une tendresse que seuls, les membres de sa famille connaissaient. Personnes n’avait jamais vu Soupir faire un si beau sourire à quiconque. Elle était comme ça. Désagréable avec les autres, silencieuse et étrange, et puis, aimante et douce avec ceux qui faisaient partis de sa famille, car c’était certainement la chose la plus importante à ses yeux, et elle donnerait tout pour que dure toujours ce doux sentiment de liens familiaux. C’était une impression tellement agréable, si douce, et si jeune … Car Soupir avait beau garder en elle une énergie redoutable, elle se sentait encore plus envie lorsqu’elle voyait ses petits-enfants jouer, courir, découvrir le monde. Et s’il y avait bien quelque chose qu’elle aimait, c’était apprendre aux autres, à ses petits, la vie. Du moins de son point de vue, qui sait, peut-être que plus tard ils reviendraient pour décrire le monde à leurs façons. Ca serait certainement doux cadeau pour la grand-mère, mais elle n’irait pas demander ça à ses jeunes enfants, ses petits-fils, elle les regarderait grandir, légèrement à l’écart pour ne pas trop les entendre crier, et elle les observerait, en pensant. En songeant à ce qu’ils allaient devenir. Son œil vif décryptait pas mal de choses, elle voyait en Huralis un futur guerrier hors pair, en Helaïe une mère attendrissante, en Sulbau un fin tacticien, en Satana une louve pure et puis elle voyait bien Haraïk comme son père. Mais la vie n’avait pas choisi ce petit, c’était ainsi. Et le temps avait fait place à ce petit, à ce « bâtard ». Au début, il est vrai Soupir eut du mal à accepter ça. Elle était d’une nature légèrement stricte, et aurait bien égorgé celui qui avait profité de sa fille. Mais, en voyant ce petit, quand elle l’avait aperçut pour la première fois, mais que lui ne s’en souvenait certainement plus, elle se rappela alors avoir sourit, et s’être dit : « après tout, ce petit, il n’a rien demander. Laissons le vivre et avoir la famille qu’il mérite… ».

    Soupir continua de fixer le louveteau, en arrêtant de penser à tout sortes de choses superflues.
    Celui-ci sembla plutôt perdue, triste, fatigué, et comme agacé, énervé. C’était tout à fait compréhensible, et la vieille louve ne fit que regarder le pauvre petit baissa sa tête et bouger frénétiquement. Elle toussotait encore, c’était réellement affreux. Mais malgré ça, Soupir n’aimait pas s’apitoyer sur les autres, elle détestait ça même. Normal, elle haïssait encore plus qu’on s’apitoie sur son propre sort. On lui disait souvent « oh ça doit pas être facile avec trois pattes… » ou encore « mais reposez-vous, Breezeslice vous n’êtes plus toute jeune ». Elle haïssait ses propos, elle les détestait radicalement, car l’ancêtre ne voulait pas, elle ne voulait tout simplement pas qu’on s’inquiète, et qu’on la prenne pour une moins que rien. Car jusqu’au bout elle se battrait, c’était sa devine. Malgré les années, malgré les blessures, malgré la mort qui s’approche. Puis, elle secoua lentement sa tête, berçant ainsi quelques unes de ses mèches blondes. A sa plus grande surprise, le louveteau releva sa tête, et donna un magnifique sourire à l’ancêtre. Non pas que ce fut un sourire bien bâti, mais sincère, et pour elle c’était tout. Et puis, il s’approcha d’elle pour l’enlacer, tendrement, timidement. La grande tête de l’adulte se frotta à celle du jeune, et la grand-mère sourit. Heureuse.

    « Merci... » Déclara-t-il faiblement.
    « Mais j'veux pas compter s'la famille toute ma vie... »

    La vieille sourit, et elle ajouta, avec un léger sourire amusé.

    - Normal. Après c’est la famille qui compte sur toi.

    C’était un cycle, d’abord on naît, on est protégé par sa famille, et puis on grandit, et on devient assez fort pour la protéger, et vers la fin, c’est à nouveau elle qui vous protège. Mais Soupir ne voulait pas que le dernier volet de la vie se fasse pour elle. Elle protégerait sa famille jusqu’au bout, et non le contraire.

    « J'aimerais … » Mais sa phrase fut coupée par une nouvelle quinte de toux. Son corps se remit à trembler, et ses yeux devinrent brillants. Un loup normal aurait au moins dit « hey, ça va ? », mais Soupir n’était pas de cette répartie. Je vous l’ai dit, elle n’aimait pas qu’on l’on s’apitoie sur les autres, et encore moins sur elle. Alors, elle resta de marbre, à l’extérieur de son être non pas à l’intérieur.
    « J'aimerais faire comm'mes frangins. J'veux être ind'pendant. Mais avec c'que j'ai, j'le s'rai probab'ment jamais ... »

    Soupir n’ajouta rien. Elle n’aimait pas qu’on lui coupe la parole, alors c’était réversible. Elle pencha son oreille et continua à l’écouter.
    « J'veux faire comme toi, G'ma. J'Veux pouvoir dresser la tête où j'vais sans m'faire poser des questions sur c'que j'ai. J'veux avoir d' la force comme toi. Comme 'ma et comme 'pa. Tu t'fais pas mettre de côté à cause d'ta moitié d'patte, non? T'es capable d'vivre avec? Eh bien j'veux vivre avec ça aussi. Que j'l'aime ou pas. »

    Il y eut alors un lourd silence. On n’osait jamais parler de la patte de Soupir, de peur de la vexer, de la blesser ou autre chose. Breezeslice n’était pas une chochotte ! Et puis, elle savait très bien qu’un jour ça arriverait, à force d’avoir trop tirer sur ses muscles. Mais elle ne s’en plaignait pas, jamais. Evidement qu’elle aurait préféré la garder jusqu’au bout. Mais s’il aurait fallut, elle aurait certainement préféré vivre plus longtemps, avec trois pattes, que mourir il y a bien longtemps avec quatre. C’était son jugement, la vie n’était pas toujours aimable, et il fallait l’accepter, devoir passer au dessus de ses limites, tomber pour mieux se relever. Essayer, et ne jamais abandonner. C’était ce que concevait la femelle. Alors, voyant son jeune petit-fils se relever, difficilement, mais se relever, elle soupira, longuement. Certainement pour annoncer un long paragraphe qui allait s’en suivre.


    - Ca viendra Trigger. Ca viendra. C'est vrai que vivre avec un handicap c’est peut-être se faire marcher dessus par les autres, se faire rejeter, que l’on se moque de toi. Mais, il ne faut jamais rester dessous. Toujours, il faut se relever, la tête haute, et à force, un respect grandira dans l’esprit des gens, et ce respect vois-tu, il te payera ta place dans la meute.
    - Il est vrai qu’on m'a rejeté, mais sache mon petit, que j’ai perdu ma patte, alors que j’étais une vieille louve. Quoique … Des fois, j’ai l’impression d’avoir toujours été comme ça. Et c’est sûr qu’au début ça n’a pas été facile. Mais petit à petit, j’ai su montrer aux autres que ce n’est pas qu’avec trois pattes qu’on pourrait facilement me battre. Et puis, j’avais déjà une sacrée réputation … Alors, à cette pensée, elle rit, gentiment, doucement, sur un court instant.
    - Et oui … Un jour j’ai été jeune. Mais bon, ce n’est pas intéressant. Elle tourna sa tête vers Trigger, et déclara :

    - Bien sûr que je suis capable de vivre avec. Regarde. Je suis là dev… Et alors ce qui devait arriver arriva. Forcément, à trop faire parler Soupir sa mâchoire n’en peu plus ! Un clac violent résonna dans la tanière, et la mâchoire de la femelle pendouilla, légèrement, très légèrement. Elle ferma ses yeux, respira à fond, et elle soupira, comme elle le put. Sa bouche était entre ouverte, et on pouvait voir sa langue. N’aimant pas du bout l’expression qu’elle devait avoir, elle posa sa tête sur sa patte avant, près du sol, et souffla fortement. Et bien oui, elle n’avait pas que sa patte en moins Breezeslice !

    Un lourd silence s’installa, et enfin, elle rouvrit ses yeux, pour voir un louveteau perplexe. Normal. Elle lui lança un regard las, mais pas méchant, juste un peu fatigué. Et, avec son unique antérieur, elle avança sa patte vers elle du petit pour ramper. Oui, pour faire entrer son arrière-main. Ainsi elle était complètement dans la tanière, et elle se colla à la paroi, pour lui faire un appui. Ensuite, elle releva son coup, ainsi que sa tête. Sa mâchoire était à nouveau à sa place, mais la femelle ne pouvait pas l’utiliser. Alors, elle posa sa patte avant sur la tête du louveteau et l’ébouriffa doucement, avec des yeux brillants. Quand pourrait-elle parler à nouveau ? Mystère, le temps variait. Mais ça lui était bien égal. Si Trigger avait envie de l’écouter, il devait savoir patienter. C’était ainsi. La femelle espéra juste que ses muscles des pattes ne lâchent pas à n’importe quel moment, enfin, pour l’instant elle était couchée, alors ça allait.

    Patience est longévité sont forces. N’est-ce pas ?


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MessageSujet: Re: La platitude, n'existe pas [ Pv Trigger   Dim 30 Aoû - 0:37

Citation :
    " Ça viendra Trigger. Ça viendra. C'est vrai que vivre avec un handicap c’est peut-être se faire marcher dessus par les autres, se faire rejeter, que l’on se moque de toi. Mais, il ne faut jamais rester dessous. Toujours, il faut se relever, la tête haute, et à force, un respect grandira dans l’esprit des gens, et ce respect vois-tu, il te payera ta place dans la meute. "

    Tomber. Tomber pour se relever. Se lever, gardant la tête haute. Trigger avait du mal à se faire à cette idée. Mais en même temps, ça le touchait. Ça le touchait tellement qu'il se demandait comment Soupir avait fait pour y penser au tout début. C'était presque exceptionnel. Presque, je dis bien. Métaphoriquement, Soupir était un être ahurissant qui portait sur ses épaules un lourd fardeau, trop lourd pour que de simples mortels ne puissent le soulever, et elle, continuait à le porter, sans plier une seule fois, sans plaindre une seule fois. Trigger ne comprenait pas pourquoi les autres se moqueraient d'eux. Eux, ayant des handicaps à vie. Étais-ce parce qu'ils en avaient peur? On était pas dans X files, Trigger ne pouvait pas s'envoler dans le ciel, il toussait, simplement. Peut-être parce qu'ils ne supportaient pas la différence... Révulsaient le changement... Mais en vivant dans Bonesyard, en vivant loup, il fallait toujours s'y adapter, aux changements.

    " Il est vrai qu’on m'a rejeté, mais sache mon petit, que j’ai perdu ma patte, alors que j’étais une vieille louve. Quoique … Des fois, j’ai l’impression d’avoir toujours été comme ça. "

    Elle avait... Perdu sa patte? Alors elle n'avait pas toujours été comme ça? Alors comment faisait-t-elle pour toujours marcher, pour ne jamais s'affaler en avant? Trigger avait beaucoup de misère à s'imaginer avancer à trois pattes mais... Mais en même temps, ça semblait si facile pour sa grand-mère! Elle se tenait allongée, là, sans flancher, son moignon de chair rencontrant la sol sans qu'il n'y ait de gêne dans tout son équilibre, comme si elle s'y était habitué. C'était phénoménal. Et dire que lui, il l'avait baissé en estime juste à cause de ça, elle remontait, en flèche. Finalement, il n'était pas mieux que les autres. Il avait jugé, lui aussi. Intérieurement, du moins. Jamais il n'allait montrer son vrai côté au grand jour, de peur d'être comparé à son demi-frère défunt... Soupir continuait, nonchalante. Ses mots étaient portés d'une grande sagesse, et le petit buvait ses paroles.

    " Et c’est sûr qu’au début ça n’a pas été facile. Mais petit à petit, j’ai su montrer aux autres que ce n’est pas qu’avec trois pattes qu’on pourrait facilement me battre. Et puis, j’avais déjà une sacrée réputation … "

    Vrai, elle avait une réputation avant d'être amputée. Mais en commençant déjà avec la réputation de "raté", pouvait-t-on monter aussi haut qu'elle l'avait fait? Trigger en doutait. Pas qu'il aime les haut grades, pas qu'il aime les autres, ni la valeur de soi mais... C'était complexe. Il voulait être remarqué en même temps de vouloir se cacher. C'était un drôle de sentiment qu'il était bien trop jeune pour en comprendre la signification. L'ancêtre avait ri. Son rire avait fait frétillé le cœur du jeunot en admiration. Comment pouvait-t-on rire après de telles atrocités? Rire. Par empathie, comme se le doit tout animal, le petit esquissa un simple, très mince sourire, voulant joindre sa grand-mère dans sa rigolade. Mais il était trop intimidé. Il n'y arrivait pas. Il se contentât de sourire, sans rien dire, écoutant ses paroles qui découlaient, limpides, de la bouche de la louve.

    " Et oui … Un jour j’ai été jeune. Mais bon, ce n’est pas intéressant. "
    Un jour, elle a été jeune. Ces simples mots renvoyèrent Trigger à sa place, et il se contentât de baisser mollement la tête, pliant ses deux oreilles le long de son crâne. Il s'apprêtait à balbutier une excuse bidon que la vieille se remit à parler. Eh bien. Autant l'écouter sagement, non?

    " Bien sûr que je suis capable de vivre avec. Regarde. Je suis là dev… "
    Clac. Ça devait arriver. D'abord surpris, Trigger ouvrit grand les yeux, sa queue battant derrière lui pour savoir le reste du récit. Mais il ne vint pas. L'inquiétude commença à le ronger. Sans rien dire, la vieille louve posât sa tête sur sa patte, refermant sa mâchoire disloquée qui ne semblait plus vouloir fermer. Perplexe, le petit lui offrit un regard dubitatif, mais Soupir avait fermé ses yeux. Sans doute pour contenir sa rage. Ou par habitude. Alors elle n'avait pas que le moignon, elle avait ça, aussi? Si ça se trouvait, sa maladie devait sans doute tenir de son côté maternel... Mais Soupir ne venait pas de cogner le seau, comme on le dit en anglais ( Kick the bucket ). Non, elle s'était simplement arrêtée de parler. Pour de raisons que le petit ne comprenait pas. Comme pour le rassurer, elle se hissa à l'intérieur de la tanière, approchant son seul antérieur valide pour le déposer, délicatement, sur son crâne, et lui ébouriffer la tignasse. Et c'est ce contact presque maternel qui lui renvoyât l'écho d'une image réticente de sa mère lui faisant la même chose. Il baissa la tête, impuissant. Il comprenait. Il comprenait, bizarrement. C'était comme par instinct, comme s'il avait comprit qu'elle ne pourrait pas parler avant longtemps. Alors, il se dégagea de la patte, assis, la fixant dans un regard sérieux, adulte. On aurait presque, je dis bien presque pu croire à la réincarnation de Haraïk, d'autant par son regard convaincu et serein que sa position. Ils n'étaient pas si différents, tout compte fait... Comme venait de le faire soupir - à contrecœur, mais bon - Trigger fit aussi vœu du silence, scellant ses lèvres pour retenir tout mots, toutes questions qui germaient dans son esprit. Il se tut donc, muet comme une tombe, regardant, sans lâcher une seconde, les yeux améthystes de sa grand-mère. Une grande détermination se lisait dans les siens, incolores. Le jeu du silence était son favori...

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Soupir
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MessageSujet: Re: La platitude, n'existe pas [ Pv Trigger   Dim 30 Aoû - 13:33

    Soupir, allongée, gardait sa mâchoire encombrante, et elle ne pouvait toujours pas parler. Alors, comme d’habitude, elle laissa place à un grand silence. Les grands yeux mauves de la femelle n’arrêtèrent pas de regarder le petit qui se trouvait devant elle. Celui-ci bougeait sa queue, impatient de connaître la suite du récit de la grande louve. Mais le silence fut sa seule réponse, car Soupir ne pouvait plus parler. Elle restait de marbre, et toute sa stature paraissait encore plus impressionnante dans ce long silence. Le jeune, perplexe, lui envoya un regard inquiet, et petit à petit il sembla se calmer. Ce qui ne déplut pas à Soupir, bien au contraire. Cette boule de poils, remplie d’énergie, vint à se tasser doucement. Et quand l’ancêtre posa sa seule patte avant sur la tête de Trigger, celui-ci sembla comprendre, étrangement, mais il comprit. Il y eut un message qui passa, celui que le silence resterait encore pas mal de temps. Alors, la louve, regarda son petit-fils, sans se lasser. Il avait un physique particulier, comme le sien, et de ce fait, souvent des loups regardaient étrangement sa famille. Et alors, étaient-ils jaloux d’être trop banals ? Hein ? Soupir laissa donc son regard glisser sur le corps du petit. Une touffe blonde, plus grosse que celle la louve, un corps dans les tons brun/noir, et puis sa patte, noire, avec des marques turquoise, celles de sa mère. Il avait aussi ce regard unique, comme décoloré, passé. Finalement, son regard faisait penser à un loup qui ce cesse d’observer le soleil, et à force, ses yeux en perdent de la couleur. Mais non, vu que ce jeune ne quittait jamais sa tanière, c’était plutôt difficile de regarder directement l’astre du jour. Et puis, son langage était plutôt marrant, bien que dur à comprendre par moment. Mais après tout, chacun parlait avec ses habitudes. Il y avait bien quelque chose qui revenait souvent dans le discours de la louve. Un soupir. Ou bien un « Tsss » qui s’échappe. Oui, ce n’étaient certainement pas des mots, mais belle et bien des bouts de paroles, donc forcément ça ne rendait pas la louve très bavarde. D’ailleurs, elle ne voyait pas l’utilité de parler quand on peut se comprendre par des signes, des regards, des manières. Entre elle et ce petit, il y avait bien eut ce message de passé, alors, pourquoi chercher à dire « JPEUX PLUS PARRLEER », tsss, il l’avait bien deviné tout seul. Soupir mit sa tête légèrement en arrière, et alors, son museau se retrouva face au plafond du grand trou, qu’était la tanière. Elle repensa à la dernière fois qu’elle était entrée dans une même tanière. Fermant ses yeux, à nouveau, elle songea. Elle voyait une scène vraiment agréable, oui, réellement …

    « M’maaan …. Merlu m’embête, il arrête pas de me coller, jpeux même pas bouger d’un centimètre tranquille >< ! C’était la petite Midna, à peu près à l’âge actuel de Trigger.
    - Mais mamaaaan, Midna veut pas jouer avec moi et je m’ennuie TT … Répondit aussi le jeune dont l’allure ressemblait à sa mère.
    - Raaah TT … Ajoutait simplement la mère en question. Et alors, elle sourit, amusée, par ses deux petits. Et tournant sa tête vers son compagnon, qui dormait paisiblement, elle murmura à l’oreille des deux jeunes.
    Allez donc réveiller papa, il vous dira quoi faire …
    Sans plus réfléchir, les deux louveteaux s’en allèrent vers leur père, et dans un fracas les deux petits lui sautèrent dessus en criant :
    - PAPAAA DEBOOOOOOOUT !
    - Quoi que quoi ? OO ? Demanda inquiet le père. Un problème les enfants, vous avez faim, soif …
    Dans son coin, Breezeslice éclata alors de rire, réellement amusée par tout cela.
    - Ben non, calme toi p’pa … Ajouta Midna.
    - On veut juste jouer *_* … Déclara Merlu
    - Euuh, mais c’est pas au tour de votre mè… Mais il fut coupé, par la responsable.
    - Hé ho, ça va hein, qui c’est qui les a nourris hein hein èé !?
    - Euuh …
    - Tsss … Vas dont jouer avec tes enfants !
    - Mais j’ai…
    - PAS DE MAIS ! Les enfants à l’attaque è___é !
    Alors, tous en cœur, ils sautèrent sur le mâle. Midna, Merlu, et bien sûr Soupir. Quel joyeux tableau. Gahnius était tout en dessous, écroulé de rire, et les enfants sur les côtés rigolaient joyeusement. Et puis Soupir avait sa tête en face de celle de son compagnon, et elle rit, pour se calmer et le regarder intensément. Leurs yeux étaient plongés l’un dans l’autre, et les deux loups respiraient au même rythme. Breezeslice sourit, et son compagnon en fit de même, puis il lui lécha avec tendresse la joue, et les petits répondirent juste.
    - BEUUUURK >< ! Y’a des tanières pour ça >< !
    - Justement ! Ajouta Gahnius. Et sans aucuns remords, les deux parents attaquèrent les petits, par de terribles chatouilles. Tout cela se finit dans le rire, la joie. Magnifique tableau. Fin du souvenir … »

    Alors, la vieille femelle baissa sa tête vers Trigger, et elle fut très surprise d’apercevoir la silhouette d’Haraïk coller parfaitement à celle du jeune. Son regard était d’un sérieux étrange, et ses lèvres scellées par sa propre volonté, il continuait à fixer l’ancienne, d’une façon plutôt admirative. Soupir se reprit donc, laissant ses sourcils de nouveau épouser la forme de ses yeux, et elle afficha un petit sourire heureux. Aujourd’hui en plus d’être mère elle était grand-mère, c’était presque comme recommencer l’aventure, vu d’un autre angle. Et ce n’était pas pour déplaire à la vieille louve, bien au contraire …

    Petit à petit elle sentait sa mâchoire reprendre sa place, et alors, elle sentait aussi le silence se faire lourd. Mais pas pour l’ancienne, car il n’y avait rien de plus délectable que le silence, à son âge. Elle continuait d’observer se petit, qui avait fait une grosse part d’effort. En se calmant, et en décidant d’imiter sa grand-mère sur le niveau sonore. C’était signe d’ambition tout cela, alors, elle continuait de garder un très léger sourire. Discret, mais sincère. Il deviendrait quelque ce petit, même s’il en doutait, toujours, Soupir savait qu’avec un regard comme ça on ne pouvait pas rester indifférent. C’était certain.

    « Crrr, crrr, clac ». Un nouveau bruit étrange émana de la mâchoire de l’ancienne, et elle soupira, longuement, pour laisser juste un petit mot s’échapper de sa bouche.

    Un mot ? Nooon …

    - Tsss … Siffla-t-elle, la mâchoire à peu près remise. En tout cas, elle parlerait peu. Car une phrase trop longue et sa parole serait de nouveau scellé, mais Soupir s’en fichait, elle en avait l’habitude.

    [ Bon désolé du RTVI de Soupir xDD ]

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MessageSujet: Re: La platitude, n'existe pas [ Pv Trigger   Mer 2 Sep - 4:12

Citation :
    Trigger avait abaissé la tête, avait clôt les yeux, ses deux yeux incolores qui ne lui venait d'on ne sait où. C'était ce qu'il faisait, lorsqu'il était seul, ou alors tout simplement lorsqu'il méditait. Lorsqu'il fermait ses yeux, qu'il disait, c'était pour ne plus rien voir. Pour ne plus être distrait par les images colorés ou dérangeantes que filtrait son œil. En fermant les yeux, tout était voilé d'un noir satin, éclairé par quelques fleuves lumineux. Et c'est dans ces fleuves que Trigger trouvait la paix intérieure. Plusieurs heures pouvaient passer lorsqu'il méditait, en parallèle avec Squalltramp, son père adoptif. Le louveteau se fascinait de voir autant de choses alors qu'il lui suffisait simplement de fermer les yeux pour tout cacher. Et peu importe si Soupir lui parlait, Trigger était trop loin. Trigger voguait loin, très loin dans ses pensées, chevauchant les vagues et affrontant la houle de son esprit. Bravant les long chemins sinueux de ses commentaires refoulés, de ses émotions encore floues et de ses idées sombres qui lui venait du plus noir coin de son cœur. Et sa patience. Sa patience d'attendre là, à ne rien faire, attendre que le temps passe et que ses os s'ankylosent, que ses muscles s'atrophient et durcissent... Ou peut-être pas... Les torrents de ses idées floues frappèrent contre son âme embrouillée, le ramenant peu à peu à lui. Enfin, le son cacophonique qui fit tinter les oreilles du louveteau; La mâchoire de Breezeslice qui se replaçait.

    " Tsss … " glissa-t-elle, comme un serpent à la langue fourchue. Trigger reposa son regard rosé dans les yeux violets de sa grand-mère. Un regard un peu sévère, qui n'était pas propre à un louveteau. Mais quelques minutes passaient, et, petit-à-petit, il recouvrait de son apparence extérieure dite " normale ", rabrouant de côté cet autre lui, presque serein. Il soupira. L'éclat dans ses yeux était revenu, et un discret petit sourire enfantin avait levé ses babines.

    - Z'avez pas à parler plus, 'savez...
    lâcha-t-il enfin, sur la rigolade. Il leva sa patte arrière, l'approchant de sa tête pour se gratter énergiquement l'oreille, soulager les infections imaginaires qui lui chatouillait la gorge. Imaginaires? Non... Mais en se grattant l'oreille, plutôt qu'au niveau des jugulaires, là où ça faisait vraiment mal, ça défoulait, sans empirer. C'était comme un syndrome psychologique. Un peu comme le cas d'écraser son pied ou de mordre sa langue pour changer l'attraction de la douleur pour en ignorer une autre. Trigger demeurât assis, calme. Sa queue battait lentement derrière lui.
    - J'ai à peu près compris l'principe de c'que vous disiez, cowg-- G'ma.

    Et enfin, en fermant ses yeux, levant ses sourcils, en évidence.
    - D'toute manière, 'semblez pas aimer ça, parler! Il sourit, rigolant léger. Très léger. Il n'y avait rien de moquerie. Il n'y avait rien de pitié. C'était simplement... Un rire d'assoupissement. Un moyen d'alléger les torts, pour assouvir ce besoin de dire quelque chose, de briser le silence. Ce besoin incessant qui n'arrêtait jamais et qui ne se contrôlait pas lorsque l'on était qu'un enfant, comme l'était Trigger... Mais une nouvelle perspective lui fit ouvrir grand les yeux. Non pas dans une expression d'émerveillement, mais dans une mélancolie étrange, vague, qui habitait son regard abasourdi. Une nouvelle perspective un peu futile, un peu idiote, mais bon.
    - Dites, se risqua le louveteau, levant une patte comme pour la mettre sur son museau, et donner un violent coup pour se taire. Mais le coup ne vint pas. La patte se reposa sur le sol, tremblante. Il demeura un instant silencieux, songeur. Étais-ce vraiment une vaillante idée de sa part, lui, un cowboy de sa tempe? Demander quelque chose à quelqu'un qui provenait du " Monde "...? Un court moment passât sans que le reste de sa phrase ne vienne. Il semblait soucieux. Puisqu'il était jeune, Trigger était très expressif: Ses sourcils plissaient et se levaient sans cesse, son expression alternant entre la mine tourmentée, une joie apparente ou alors tout simplement la confusion. Comme si un immense dilemme l'avait saisi à ce moment-là et qu'il se parlait dans sa tête. Se parlait à lui-même, à sa propre conscience. Enfin, de l'expression tourmentée, à la déprimée, à la nerveuse et à l'ahurie, suivit le sarcasme. Les yeux à demis fermés, les sourcils arqués dans une moue expressive et un trop mince sourire. Son regard fui sur le côté. " C'est une idée stupide " semblait-t-il songer, à tirer une pareille tête. Mais pourtant, il inspira profondément, en s'enquit, un peu plus confiant que plus tôt.
    - M'apprendr... thrrr.... Thrrrr... THRR.... Il se stoppât. Quelle ironie. Il était forcé, à lui aussi mais d'une manière différente, de se taire. Forcé par les phénomènes de son corps. Enfin, les secousses de calmèrent. Il soupira, discrètement, reprenant son souffle qui s'était coupé. Eh bien, autant abandonner. Il haussa les épaules, souriant, simplement. - Ah, non. ... 'bliez, c'tait rien... Un m'ment passager d'ma part... Sur ce, il perdit son sourire, fermant ses yeux. Il gloussa en repensant à son idée saugrenue: Quel idiot. Il était vraiment idiot, oui. Vraiment. Ou l'était-t-il? Étais-ce ce qu'il comparait d'idiot qui pouvait en fait s'avérer " intelligent " ? Pour une de ces rares fois, Trigger ne s'en fit même pas la question... Ou presque.

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MessageSujet: Re: La platitude, n'existe pas [ Pv Trigger   Sam 5 Sep - 13:19

    (Bon désolé du retard U_U … Mais c’était la rentrée >> … ET pour l’instant j’ai pas internet la semaine ; _ ; … Mais j’espère que tu pourras quand même me rep par la suite éè !)

    Soupir était toujours immobile, et elle fixait sans cesse ce jeune. Malgré son physique particulier, étrange même pour certain, Soupir le trouvait de plus en plus normal, de plus en plus familial. Oui, car son physique avait beau être spécial, il n’en était pas moins pour le reste de sa famille. Il y avait certainement que Huralis dont le pelage n’était pas recouvert de traces glyh’, mais cependant il avait hérité du regard de son père, tout comme Helaïe. Finalement, Trigger avait sans doute le même regard que son père, enfin, juste la même coloration, car la grand-mère savait qu’elle ne verrait certainement jamais une lueur malsaine dans son regard. Le bonheur et le malheur étaient atrocement liés dans ce monde, c’était certain. Le louveteau ferma alors ses yeux, posant ses paupières délicatement sur ses iris. Et l’expression faciale du jeune sembla étrangement calmée. Il ne bougeait légèrement, comme un arbre poussé par le vent, comme lorsque l’on tangue sur un bateau. Son esprit était certainement ailleurs, dans un monde plus serein. Et puis, il rouvrit ses yeux, revenant dans le monde actuel, avec une sensation d’être peut-être plus léger. Il avait fait une sorte de méditation, ce que faisait Soupir, la plupart du temps.

    « Z'avez pas à parler plus, 'savez... » déclara Trigger sur un ton léger, avec un petit sourire aux coins des lèvres. Puis, il se mit à se gratter vivement le cou, comme pour faire sortir quelque chose de sa bouche, mais non. L’ancêtre baissa ses yeux, et lâcha un simple

    - Mmmppfff … Ce qui ne voulais absolument rien dire, mais Soupir n’avait rien envie de dire.

    « J'ai à peu près compris l'principe de c'que vous disiez, cowg-- G'ma. »
    Bien. Pensa la louve. Alors, reconnaissante de sa compréhension, elle baissa lentement sa tête en bas, pour la remonter par la suite, comme pour faire un « oui », lentement, mais sûrement.

    « D'toute manière, 'semblez pas aimer ça, parler! » Il était perspicace ce petit. Mais en même temps, il était plutôt facile de deviner que la louve n’était pas vraiment une marathonienne du discours, mais plutôt de la course. Alors, elle répéta son geste, faisant à nouveau un « oui » de la tête dans un geste plutôt lent. Mais Soupir n’en voulait pas à Trigger de vouloir parler, après tout, à son âge il fallait poser des questions, et on ressentait souvent une soif de connaissance immense. Breezeslice le savait parfaitement, elle n’avait en aucun cas oublié sa jeunesse, voyons, à quoi médite-t-on ? Au passé, au futur, à l’avenir de sa famille, voilà à quoi on pense. On médite rarement autour d’un oignon (XD). Puis, le regard du jeune s’averra bien intrigué, et il sembla posa une phrase, à tâtons, n’hésitant pas vraiment.

    « Dites, … » La femelle leva alors ses grandes oreilles, sa tête droite, et son regard toujours aussi vif malgré les années passés. C’était d’ailleurs une incroyable chose, il y avait bien quelques marques sous son regard, mais ses iris avaient gardé leur ton mauve, et jamais ils n’avaient tournés, ils étaient toujours restés intacts, contrairement à son compagnon, dont le regard était désormais pâli par l’âge et la cécité. Triste sorte, mais le vieux ne semblait jamais malheureux, constamment entouré d’autres loups, petits et grands, à qui il expliquait pas mal de choses. Donc, Breezeslice gardait son regard sérieux sur la silhouette du petit.

    Celui-ci d’ailleurs se tortilla dans tous les sens, non pas en bougeant, mais par ses expressions. Il eut certainement une bouffée d’émotion, mais dans sa tête se tramait quelque chose. Ses sourcils n’arrêtèrent pas de bouger, sa bouche se tordit dans tous les sens, et enfin ses yeux ne trouvaient pas d’issu de secours. La femelle, elle, leva seulement un sourcil, interpellé par tout ce que Trigger faisait. Un air interrogateur se posa sur le visage de la vieille louve. Qu’avait-il donc à frétiller ainsi ? D’ailleurs, elle se demanda où il parvenait à trouver tant d’énergie pour faire tout ça, enfin, la jeunesse.

    Et puis, au bon d’un certain moment de réflexion le jeune réussit enfin à déclara un bout de phrase : « M'apprendr... thrrr.... Thrrrr... THRR.... ». Comme quoi, il dû se taire, à cause de sa toux. Mais heureusement, elle ne dura pas bien longtemps, alors, il baissa ses yeux, comme désespéré par lui-même et ajouta honteux : « Ah, non. ... 'bliez, c'tait rien... Un m'ment passager d'ma part... ». La femelle tourna sa tête de droite à gauche, affirmant ainsi un « non » bien prononcer, car elle bougea avec énergie son visage. Et, fronçant ses deux sourcils, elle fixa le jeune, d’un air sérieusement dur.

    Un petit silence s’installa, et la mâchoire de la femelle réussit à se remettre de ce blanc passager, enfin, elle ouvrit avec prudence sa bouche :

    - Trigger. Il ne faut jamais douter de soi, et surtout, ce n’est certainement pas moi qui vais te rejeter. Alors si tu as quelque chose à dire dis-le. Tu ne vas donc pas t’arrêter car ton handicap te l’a dit ?! Sa voix augmenta, s’énervant légèrement elle ajouta :
    - Il ne faut jamais se laisser faire par si peu ! Ce n’est pas quand je n’ai eu plus que trois pattes que j’ai arrêté de courir !

    Puis, la tension redescendit, et le visage de l’ancienne se figea, le silence était de nouveau là. La femelle n’aimait pas que l’on s’arrête à cause d’un petit problème. Dans la vie, il n’y a que ça, alors si on ne tient pas la route autant faire demi-tour.

    [ J’aiiime ce top **-** … JVEUX JVEUX SAVOOIR CE QU’IL VA DIIIRE **-** xD ]

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MessageSujet: Re: La platitude, n'existe pas [ Pv Trigger   Lun 7 Sep - 18:04

Citation :
    Comme tout jeune de son âge, on a peur de ce que les autres vont nous dire. C'est ainsi que se sentait le petit louveteau, crispé. Il aurait du se taire. Il n'aurait pas dû parler, c'était un moment d'égarement. Aussi, le précisa-t-il, légèrement ennuyé, en pliant une oreille vers l'arrière. Un court silence s'ensuit, avant que l'aïeule ne le fixe, et secoue très lentement sa tête en signe de négation. Ce n'était pas le fait qu'elle n'était pas d'accord, qui le dérangeait, le déstabilisait. C'était toute cette assurance qui émanait d'elle-même. Toute cette assurance qui écrasait la sienne...

    " Trigger. "
    Commença enfin Soupir, après s'être remise de ce long silence. L'appelé plongea son regard incolore dans le sien, peu désireux de savoir la suite. Se faire réprimander par un adulte n'avait rien d'amusant, surtout si cet adulte faisait partie de la famille, et qu'on finissait par le revoir. Peut-être avait-t-il fait une gaffe en se coupant lui même, faute de toux? L'ancêtre continuait, sur un ton fort, fort mais doux. Juste un peu. Juste assez. Ce n'était ni agressant, ni mielleux. Quelque chose qui déstabilisât le petit encore plus qu'il ne l'était...

    " Il ne faut jamais douter de soi, et surtout, ce n’est certainement pas moi qui vais te rejeter. Alors si tu as quelque chose à dire dis-le. Tu ne vas donc pas t’arrêter car ton handicap te l’as dit ?! Il referma les yeux, couchant ses deux oreilles sur son crâne, en levant une par réflexe, lui donnant un air... souffrant. Il tentait de fuir. Mais fuir où? Certainement pas dans la tanière; Soupir bloquait l'entrée. Alors il tentait de fuir dans son monde imaginatif, dans ses rêves et dans ses pensées. Mais la femelle n'en démordait pas. Elle reprit même, sur un ton plus fort, mais sans exagération. À croire que son comportement l'énervait.

    " Il ne faut jamais se laisser faire par si peu ! Ce n’est pas quand je n’ai eu plus que trois pattes que j’ai arrêté de courir ! "

    Il rouvrit ses yeux. Presque aussitôt. Presque comme un coup au cœur. Puis, il renifla bruyamment - normal, ce n'était qu'un enfant - avant de tourner ses grands yeux dans ceux de sa grand mère. Il gardât les oreilles couchées, sans pourtant quitter le regard. Ses yeux se plissèrent en dégoût. En dégoût de quoi? Eh bien, de rien. On était souvent dégoûté par la manière dont nous parlaient les adultes, à cet âge. Et puis, ces mots l'avaient touché. C'est vrai, elle disait avoir continué de courir même après avoir perdu une patte. Est-ce qu'il abandonnerait lâchement la vanité de faire partie de sa famille? Est-ce que lui, il s'arrêterait de parler lorsque sa toux serait de mise?... Timidement, un sourire vint se glisser aux commissures de ses lèvres, et il soupira. Un tout petit soupir, de soulagement, qui souleva ses côtes dans un mouvement fluide. Et pourtant, il se crispa tout de suite après, en retenant son souffle. Le raclement effrayant de sa gorge le rendait fou de rage... C'était une mauvaise chose, un handicap. Mais est-ce qu'il se laisserait guider par cela toute sa vie? Il était encore jeune. Il avait du chemin à fouler. Alors autant commencer maintenant. Ses yeux cessèrent de larmoyer, et il déglutit difficilement, comme si quelque chose était prit dans sa gorge, mais il en fit fi. C'est d'un air déterminé, et sérieux qu'il se levât, toussota légèrement pour retrouver sa voix mais surtout, pour retrouver son accent. Cet accent " de cowboy " auquel il dépendait, trop soucieux de se faire comparer à son demi frère défunt. Après tout, ils avaient la même voix, presque la même mentalité... Et se faire comparer à un mort, quel qu'il soit, ne l'enchantait guère. Il se reprit à son tour, inspirant profondément. 'Fallait persévérer, peu importe les problèmes.

    - ...


    Mais rien ne sorti de sa bouche. Il haussa un sourcil, ouvrant sa gueule béante, tentant de hurler, de crier... Rien. Pas le moindre son ne s'en échappait. Paniqué, le petit planta son regard affolé dans les yeux de sa grand-mère, donnant quelques coups de pattes sur son thorax pour faire revenir sa voix, mais en vain. Il couchât les oreilles, fronça les sourcils et plissant ses yeux qui retenaient encore une vague de larmes. Mais il s'abstint. Non! Il ne devait pas pleurer. Pas pour ça. On ne pouvait pas vivre qu'avec la parole. Il y avait d'autres moyens. Quelques images de Twilight et de Squall qui communiquaient en silence refluèrent dans les souvenirs de Trigger. Il redressât ses oreilles, débordant de conviction.

    - ...
    Ah. C'est vrai. Il secouât sa tête. Comment pouvoir dire ce qu'il voulait? À coup du hasard sa voix serait sans doute revenue pour ce qu'il avait à dire, mais pas cette fois. 'Fallait user de sagesse et puiser dans sa créativité. Alors pourquoi pas avec le langage des signes? ne vague d'ironie traversât son visage, laissant transparaître jusque dans ses moindres doutes dans ses yeux et dans son expression faciale. Trigger soupirât d'exaspération.
    ( J'voudrais bien lui montrer c'que j'voulais lui dire, mais c'pas si facile. Et puis, tenons compte que j'suis plus qu'pourri dans l'langage physique, à rester cloitrer comme ça, j'en oublie presqu'les politesses. Voyons voir. )

    Ça n'enchantait guère Trigger de devoir se plier ainsi, aux paroles primitives des animaux, cf la langage physique. Alors, lentement, faisant bien signe à sa grand mère que lui non plus, ne pouvait plus parler - mais ce n'était pas à cause de sa mâchoire disloquée, plutôt d'une paresse de corde vocales ou un blocage quelque part par là - le fils de Twilight se couchât, peu à peu, en signe de soumission. Sa tête restait potentiellement relevée dans un air déterminé, mais tout son corps était allongé: De ses pattes à son dos lui même, courbé comme s'il s'étirait. Ensuite, il tentât de se relever, mais en gardant une patte levée, miroir au moignon de chair ou de ce qui restait du membre de Breezeslice. Enfin, debout, gardant lui aussi une patte levée, il tenta de marcher ainsi à trois pattes, comme pour lui montrer ce qu'il pouvait faire. Mais à peine trois pas plus tard, qu'il s'affalât en long, les bras en croix, le derrière un peu plus soulevé que le reste. Contenant sa frustration, il se retournât sur le dos - en gardant toujours la patte pliée - puis, s'assied, et enfin, se relevât. Désignant soupir d'un bref mouvement de truffe, sans quitter son regard. Il peinait à se tenir en équilibre sur ses trois pattes, contrairement à Soupir qui demeurait stoïque, peu importe les grands vents. Lui, il vacillait, chancelait à gauche, à droite, en tentant de garder l'équilibre et sans lâcher sa grand-mère des yeux. C'était un message clair, quoique subtil. C'aurait été plus facile de le demander avec des mots, mais voilà, lorsqu'on ne peut plus parler, ou alors on attends, ou alors on s'débrouille.


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MessageSujet: Re: La platitude, n'existe pas [ Pv Trigger   Dim 13 Sep - 19:50

    Après avoir prononcé de telles paroles, le louveteau fut comme secoué. Son regard incolore était baissé, ainsi que ses oreilles. Il semblait de plus en plus petit, comme écrasé par un sentiment trop lourd à porter à son jeune âge. Soupir elle, restait de glace, et continuait de fixer le petite, sans rien ajouter, laissant le silence s’installer, sans pour autant que ça ne la dérange. Trigger resta perturbé par ce que venait de dire l’ancêtre, et il renifla bruyamment, pour essayer de retenir des larmes d’intimidations. La femelle s’attendait à voir un petit pleurer, et alors elle aurait du le consoler, et surtout par la suite, sa fille lui aurait reproché d’être trop dure, trop stricte avec un aussi jeune petit, et comme toujours, la vieille louve aurait soupiré. Et bien oui, car elle trouvait que les jeunes d’aujourd’hui n’étaient plus ce qu’ils étaient, autrefois, la femelle avait donné une éducation stricte, mais pas pour autant tyrannique, à ses enfants, et aujourd’hui elle était fière de voir qu’ils étaient devenus si forts. Alors, à quoi bon couver trop longtemps un petit si c’est pour que sa carapace face au autres soit trop mince pour les affronter. Et alors, malgré tout le ton dur qu’avait pris Soupir, son petit-fils releva ses yeux vers elle, pour vaincre son intimidation, et pour afficher un léger sourire sincère à la femelle. L’ancêtre lui rendit alors son sourire, discret, mais honnête.

    « ... » Un étrange bruit inexistant sortit de la gueule du louveteau. Il avait pourtant ouvert sa bouche, mais rien n’y fit. Un silence imposé s’installa autour du jeunet, et ses yeux inquiets cherchèrent une sortie, mais rien. Ses pupilles devinrent plus fines, et il commença à s’agiter, donnant quelques coups sur son poitrail, mais aucun son ne sortit. Le vide. Son expression faciale se transforma petit à petit en terreur, et son regard devint brillant et des larmes se formèrent aux coins de ses yeux. Pourtant, voulant se montrer capable de surpasser cet instant difficile, Trigger fronça ses sourcils et ravala ses sanglots. Il redressa ses oreilles, pour faire face à l’ancêtre, qui elle était toujours aussi immobile, et pas vraiment surprise. Forcément la toux et les cordes vocales étaient liées, Soupir avait beau pouvoir parler, quand une mâchoire ne bouge plus on ne peut plus articuler, et pas questions pour la vieille louve de marmonner, elle se devait de parler correctement, et toujours sur ton terrible ton franc, c’était ça, ou le silence.

    « ... » Toujours rien, la voix du jeune mâle semblait s’être enfuie, elle avait disparu.

    Alors, Trigger fit quelque chose dont Soupir n’avait rien soupçonné. Il réfléchit un court instant, et se décida sans trop tarder.

    Le louveteau se coucha, s’écrasant, montrant sa soumission face à la louve, un signe de respect, que la louve comprit en faisant un mouvement de la tête. Il voulait certainement lui dire de bien vouloir le regarder, le comprendre, sans trop prêter attention à ses erreurs. Breezeslice était d’une grande nature patiente, alors, elle attendait que s’en suive la suite. Trigger se leva, mais il garda une patte avant relevée, cette patte ressembla dès lors fort à ce qu’il restait de celle de Soupir. Pendant un cours instant elle fut surprise, et alors, elle regarda rapidement son moignon en fronçant ses sourcils, mais son regard se fixa par la suite sur la scène qui se produisit devant elle. Son petit-fils sautillait, plus au moins, avec ses trois pattes, on aurait dit qu’il essayer de marcher, et puis, bien évidemment, pas vraiment entraîné, le jeune perdit l’équilibre et tomba sur son devant, les derrière en évidence. Breezeslice sourit, en laissant s’échapper un rire rassurant, juste un éclat de rire, pas plus, et surtout discret. Trigger lui, s’assit, pour se relever ensuite, et d’un air convaincu il montra sa grand-mère avec le bout de son museau. Et dès lors, l’ancêtre afficha un sourire tranquille, et son regard fut si doux … Elle contempla son petit-fils, ingénieux, pourquoi pas après tout. Quelqu’un d’autre se serrait vexé, mais pas elle, elle n’avait aucuns complexes vis-à-vis de son bout de patte, et si cela l’intéressant tant, le rendait plus fort, elle le ferait. Car ce petit, elle savait qu’elle s’attacherait encore plus à lui, car finalement, le handicap les liait, et Soupir voulait qu’il soit armé face aux autres.


    - … Non pas qu’elle ne pouvait pas parlé, mais juste qu’elle voulu laisser un temps de calme, de réflexion.
    - Et bien … Dis moi, tu es un grand acteur toi, sacrée scène que tu viens de faire.
    Elle le regarda d’une façon douce et continua.
    - Un passage intéressant, d’une future pièce ? Fit-elle allusion à son futur entraînement …
    - Bien entendu, j’ai compris, cher petit Trigger, tu aimerais donc apprendre à te servir d’un équilibre sur trois pattes ?

    Silence. Et elle ajouta
    - Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais je crois bien que tu seras un loup vraiment unique.
    - Comme tous ceux qui constituent ta famille.

    Oui, ils étaient tous uniques, personnes n’avait une force comme Twilight, une agilité comme Squalltramp, personne au monde n’avait un esprit aussi sage que Gahnius ni même la malice de Rosebud. Et puis, qui aurait réussi à égaler la rapidité de Breezeslice ?
    Par la suite, c’était certain, cette famille deviendrait une véritable légende, dont les marques vives seraient le symbole.


    - Aller viens Trigger, viens près de moi, et écoute moi … La grand-mère ouvrit alors ses pattes avant, faisant un arc chaleureux pour accueillir le jeune, et comme une sage, elle déclara :
    - Je t’entraînerai si tu le souhaites, réellement. Elle le fixa, comme attendant une réponse.
    - Et j’entraînerai également ton cousin, Sulbau. Je suis peut-être vieille, amputée d’une patte, mais personne ne me dictera ce que j’ai a faire pour garder une bonne santé. Je sais que je vivrais plus longtemps si je suis au plus près de mes proches, et ainsi, je pourrai pour confier tout ce que je sais, et j’espère que, dans plusieurs années, quand vous serez adultes, vous deviendrez de nobles loups, par vos actions, par vos passages, par tout ce que vous ferez.
    - Pour ça, je compte sur vous.
    - Et puis, quand vous serez vieux, surtout, ne devenez pas sénile, car vos petits-enfants attendront vos savoirs …

    Elle inspira, et regarda sévèrement Trigger.

    - Seras-tu prêt à m’avoir sur le dos jeune Trigger ?

    Et Soupir ajouta une touche de douceur en lui offrant un sourire remplit de sincérité et d’amour. Mais bien sûr, cela ne voudra pas dire qu’elle sera la plus douce des entraîneuses, loin de là !

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MessageSujet: Re: La platitude, n'existe pas [ Pv Trigger   Dim 20 Sep - 18:19

Citation :
    " … "

    Avait-t-elle aussi perdue la voix? Trigger demeurait affalé sur le sol, une oreille pliée. Il lui fallait battre le ridicule.
    " Et bien … Dis moi, tu es un grand acteur toi, sacrée scène que tu viens de faire. "
    ... Il rougit, ses yeux s'agrandissant de stupeur. Elle n'avait pas ri?... Si, un peu, mais ce n'était pas de la moquerie, ou de la cruauté, comme certaines bandes de loupiots faisaient lorsqu'ils apercevaient l'un de leurs semblables en situation de minorité. Ils n'y manquaient jamais, eux - Trigger pouvait témoigner, il les voyait souvent passer en flèche devant sa tanière, alors qu'il se dissimulait sous la terre pour les fuir. Fuir " Le monde "... - à torturer les pauvres petits louveteaux avec des bribes cruelles et moqueuses, tant par leur apparence que par la façon de marcher, ou... la couleur de leurs yeux. Trigger n'en avait pas, lui, comment réagiraient les autres? Il était albinos sans l'être, c'était la victime parfaite... Mais le regard de Soupir agissait comme un cataplasme, pour panser les plaies psychologiques,les malaises et les maux imaginaires. La voix de sa grand-mère s'éleva de nouveau, plus forte. Elle semblait pouvoir lire le tréfonds de son âme de ses longs yeux améthystes.

    " Un passage intéressant, d’une future pièce ? "
    Une future pièce... Mais de quoi parlait-t-elle? Quelle pièce? Croyait-t-elle donc que malgré ses airs rabougris, Trigger cachait en lui en dramaturge exceptionnel? Rares sont les loups capables de commettre un tel honneur. Même les adultes ignoraient de quoi il s'agissait... Soupir continuait. Sa voix répercutait contre les parois rocheuses de la tanière, vrillant les oreilles du petit, qui pourtant, buvait ses paroles.

    " Bien entendu, j’ai compris, cher petit Trigger, tu aimerais donc apprendre à te servir d’un équilibre sur trois pattes ? "
    ( Hein?... Quoi?... )
    " Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais je crois bien que tu seras un loup vraiment unique. Comme tous ceux qui constituent ta famille. "
    ( Qu'est ce qu'elle veut dire?... ) s'en fit la réflexion le rejeton, abasourdi. Ses deux oreilles se couchèrent. Peut-être n'avait-t-elle pas bien comprit, non plus, mais... Mais ce n'était pas grave. L'idée de l'ancêtre avait de quoi d'attirant aussi. Mettant de côté ce qu'il avait pensé au départ, le petit s'assied de nouveau, histoire d'adopter une position plus correcte, plus à l'écoute. Il était difficile de centrer son attention lorsqu'on était allongé.

    " Allez viens Trigger, viens près de moi, et écoute moi … " Ce qu'il fit. Ses oreilles se redressèrent: Il lui semblait entendre le carillon des feuilles des arbres à l'extérieur de la tanière, douce mélodie qui survenait seulement lorsque le vent frappait et valsait sur le sol, soulevant maintes lames d'herbe. C'était aussi le signal pour quelques oiseaux de s'échapper, à tire d'aile. Une nuée de volatiles couvrirent donc le ciel l'espace de quelques secondes, Trigger, ne pouvant rien voir sauf les ombres qui avaient filé sur le sol, comme des flèches noires.

    " Je t’entraînerai si tu le souhaites, réellement. "
    - J' Hrrrhh... tenta-t-il une énième fois, en vain. Pourtant, il ne fut pas déc¸u pour autant. Soupir continuait de parler. Étant jeune, il se devait de l'écouter: Hélas il ne savait pas qu'entendre Soupir parler aussi longtemps tirait presque du miracle. Il ne savait pas. Comme il ne savait pas ce qui se passait à l'extérieur.

    " Et j’entraînerai également ton cousin, Sulbau. Je suis peut-être vieille, amputée d’une patte, mais personne ne me dictera ce que j’ai a faire pour garder une bonne santé. Je sais que je vivrais plus longtemps si je suis au plus près de mes proches, et ainsi, je pourrai pour confier tout ce que je sais, et j’espère que, dans plusieurs années, quand vous serez adultes, vous deviendrez de nobles loups, par vos actions, par vos passages, par tout ce que vous ferez. "

    Et donc Sulbau serait de la partie aussi. Sulbau, dont il ne connaissait que de nom, était apparenté à lui, et pourtant, ils ne s'étaient jamais rencontrés. Trigger en avait pourtant entendu parler venant de la bouche d'Huralis, son frère. Le petit aux yeux incolores se contenta de hocher posément la tête, comme s'il venait d'assimiler toutes ces informations sur le coup. Ses oreilles se plièrent cependant vers l'arrière. Depuis le début, elle parlait d'entraînement, avec un grand E.

    " Pour ça, je compte sur vous. Et puis, quand vous serez vieux, surtout, ne devenez pas sénile, car vos petits-enfants attendront vos savoirs... " Déjà penser à fonder une famille à cet âge?! Soupir lui en demandait décidément trop, cette fois! Mais Trigger ne se révoltât pas, au contraire, il s'affermit. Il baissa légèrement la tête.

    " Seras-tu prêt à m’avoir sur le dos jeune Trigger ? "
    Tant pis.
    - Qu'sont les Ent-rrrhhh-aînements? se risqua-t-il, haussant un sourcil, visiblement perplexe. Lorsque l'on vivait jour et nuit dans une tanière, s'abreuvait de la rosée et de l'eau qui coulait grâce aux plantes au dessus, on n'avait pas vent de ce qui se passait dehors. Et puis, rappelons nous-le: Agoraphobe, Trigger n'allait pas sortir de sa tanière... Comment allait-t-il pouvoir faire l'Initiation, puisqu'il devait demeurer cloitré à l'intérieur et ce, sans vouloir daigner sortir?... Le chemin qui allait le mener à la réussite était hélas semé de beaucoup d'embûches, des embûches que les autres louveteaux de son âge, ou d'une saison précédente, ne savaient pas.

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MessageSujet: Re: La platitude, n'existe pas [ Pv Trigger   Dim 27 Sep - 16:15

    Le petit Trigger baissa ses oreilles quand la grande femelle avait dit ce qu’elle avait pensé comprendre. Avait-elle mal interprété ses paroles ? S’était trompée ? Peut-être bien, mais Soupir n’était pas du style à revenir en arrière, bien au contraire, alors, elle continua son discours, et au fur et à mesure que l’ancêtre parlait, et ajoutait des idées en tout genre, le jeune se relevait, tendant ses oreilles pour pouvoir écouter la moindre parole venant de sa grand-mère.

    « J' Hrrrhh... » Il essaya de nouveau d’ouvrir sa bouche et d’articuler un simple mot, mais rien n’y fit, ses cordes vocales n’étaient décidément pas très clémentes, alors, pas si perturbé, il fit vœux de silence, et regarda sa grand-mère d’une façon admirative, ses yeux brillaient et Soupir continuait de parler. C’était effectivement rare de la voir autant dialoguer, mais pourtant, elle avait comme envie de pouvoir pousser ce petit au bout, elle ne voulait pas qu’il reste dans sa tanière à s’inventer des jeux tout seul, à vrai dire, Soupir venait à peine de rencontrer Trigger, mais dès le premier instant, elle avait lu dans son regard de l’espoir. Quel genre d’espoir ? Elle n’en avait aucune idée, mais ce qui était sûr c’est que l’ancêtre avait trouvé une étrange force au fond d’elle-même pour pouvoir autant parler, décrire, expliquer. Et puis, elle voulait surtout montrer que malgré son handicap, elle pouvait rester fier, et ça, elle souhaitait voir plus tard son petit-fils faire de même. Certes la course au sommet du respect avait été dure, et celle de Trigger le serait encore plus, mais Soupir savait, au fond d’elle-même, qu’il y arriverait. Elle ne pouvait pas expliquer ce sentiment qui l’entourait, peut-être à cause de son grand âge, ou pas, mais elle voyait en lui quelque chose de spécial … C’était vrai que Breezeslice portait en chacun de ses petits-enfants un espoir pour un avenir grandiose, mais elle n’arrivait pas à se voir en eux. Même si certains avaient quelques parcelles de sa personnalité, mais quand même, ce fut certainement en voyant Trigger bloqué par une maladie qu’elle se reconnut. Mais elle ne voulait pas faire de conclusion hâtive, ce n’était pas son style, Soupir voulait en réalité montrer au monde, et peut-être au fond à soi-même, que n’importe qui ayant n’importe quel handicap peut monter plus haut que les autres, et garder toujours la tête haute.

    L’ancêtre arrêta de penser à tout cela, soupirant un bon coup, dans le fond c’était un peu ridicule cette obsession de ne pas vouloir être traité différemment, mais c’était ce à quoi elle s’attachait. Elle ferma ses yeux un instant, faisant le vide dans son esprit, pour se calmer, car cette agitation intérieure l’avait quelque peu fatiguée. Tranquille, Breezeslice rouvrit ses yeux mauves, et regarda Trigger.

    « Qu'sont les Ent-rrrhhh-aînements? » demanda le jeune en haussant ses sourcils et en forçant sur sa voix. Soupir réfléchit un court instant, et déclara sur un ton sec.

    - Je ne sais pas, ce n’est pas moi qui décide.

    L’ambition de la femelle, à parler, s’était nettement calmée, et désormais, elle ne souhaitait plus réellement dialoguer, enfin là c’était de l’ordre du monologue par moment, et elle n’aimait pas trop parler. Alors elle ajouta, brièvement :


    - Bientôt.

    Soupir tourna sa tête vers l’extérieur. Il faisait beau, le soleil chauffait tous les êtres vivants. Elle voulait désormais se reposer, alors, sans un mot, ni une explication, la vieille louve se traîna vers la sortie de la tanière, et avant de sortir complètement, elle lança un regard à Trigger. A la fois tendre et sérieux. Ses yeux mauves plongèrent dans ceux, incolores, du petit, et elle posa lourdement ses paupière sur ses iris, lui faisant bien comprendre qu’elle était fatiguée, et Soupir n’aimait pas rester enfermé. La louve se glissa enfin dehors, et elle se releva, fièrement, pour s’ébrouer, quelque peu sale. Ensuite, elle alla un peu plus loin, mais néanmoins, elle gardait dans son champ de vision le petit dans la tanière. Breezeslice soupira longuement, sentant ses membres trembler, elle ne pris pas la peine de se coucher, elle se laissa tombé, habitué, et n’ayant plus peur des chutes. Un gros fracas résonna dans les environs, et désormais on pouvait voir une grande louve étendue par terre, les yeux fermés, et une patte amputée. La grand-mère respirait tellement lentement qu’on aurait pu le prendre pour une morte, mais la femelle ne faisait que dormir, malgré les apparences. Et Trigger, comment voyait-il la scène, depuis la tanière ?

    [ GOMEEEEEEEEEEEEEEEEEN >< ! T__________T …. Désolé du retard monstrueux, mes week-end sont chargés, et j’ai Internet qu’à ce moment >< ! ]

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MessageSujet: Re: La platitude, n'existe pas [ Pv Trigger   Sam 7 Nov - 4:26

( Je crois que j'suis vainqueur dans le Prix Nobel du Retard :< )

Citation :

    [...]
    " Je ne sais pas, ce n’est pas moi qui décide. "

    Froid. Ça jetait un froid. Trigger l'observait de yeux pétillants, mais le visage de Soupir lui renvoya la fatidique, tout ses espoirs s'évanouirent. Il coucha même les oreilles. Hein? Ce n'était pas elle qui décidait? Mais qu'est-ce que c'était, les entraînements? A quoi il servait? Est-ce que ça se mangeait? Le Cow-boy baissa deux yeux dépités en fuyant le regard, penaud. Elle devait bien rire de son innocente, celle-la. Mais non, au contraire, Soupir lui sourit en posant une patte sur sa tête.

    " Bientôt. "

    Laconique. Tranchante. Trigger hocha lentement la tête comme s'il venait d'être réprimandé par ses quelques parents, puis ronfla de déception. Bah, après tout, qu'y faire? Soupir avait été claire dans ses propos, Trigger n'avait donc aucune raison de protester et ce, même s'il croyait cette situation injuste ou non. Après tout, il était un petit de loup, un larbin, un chiard, un poupon, un être fragile et délicat que la vie pouvait arracher n'importe quand. N'importe quand. En d'autres mots, il n'avait son mot à dire que lorsqu'on le lui demandait. Sinon, impossible d'argumenter. Pas la peine d'y penser, même!

    Lassée, Soupir tourna sa tête vers l'extérieur, sereine. La seule impression que d'effleurer l'extérieur devait la rendre heureuse d'une nostalgique manière. Elle reposa ses yeux, tendrement mais sévèrement sur lui, lui faisant bien comprendre qu'ils allaient bientôt se quitter. Pris de cours, le petite ne comprit pas bien vite. Le déclic survint lorsque

    Oui car, le teint blafard de sa grand-mère sembla reprendre vie lorsqu'elle se coula en direction de la tanière. Trigger l'en enviât, mais il parut paniqué lorsque sa seule compagnie s'échappa par l'entrée. Il courut à sa poursuite, mais se stoppât pile poil, fixant, horrifié, sa patte qui avait effleuré le tant étrange Monde qui entourait son logis. Presque aussitôt, Trig' eut un mouvement de recul, avant de se précipiter à toute hâte dans le fond de la tanière. Tout son corps tremblait violemment, et ses yeux, écarquillés, fixaient le fin faisceau de lumière où se trouvait encore la marque de sa patte. Il déglutit difficilement, fixant l'extérieur comme s'il eut s'agit d'un monstre, et blottit sa tête entre ses pattes, refoulant ses pleurs avec colère.

    ( Pourquoi? Pourquoi est-t-elle partie? Pourquoi elle me laisse seule, là? J'l'ai dérangée? J'ai pas fait une bonne impression?... Merde! Elle peut pas faire ça... Elle... Elle peut pas. ) Il secoua énergiquement sa tête en se défaisant de l'étreinte du mur. Il leva fièrement la tête, comme s'il n'avait plus peur. Mais ses craintes ne s'arrêtèrent pas là, bien sur que non. Au loin, la silhouette de Soupir semblait s'être arrêtée. Trigger l'observa un moment, tout sourire. Et plaf. Comme une poupée de cire, elle s'affala sur le sol, inerte. Le louveteau quitta le sol d'un soubresaut. Il se précipita vers sa limite pour aboyer violemment en direction de Soupir.

    - Eh? EHHH! G'ma! 'Faut pâ'ller vers l'tunnel!
    Affolé, il se mit à courir en rond, comme s'il pourchassait sa queue.
    - MAYDAY! MAYDAAAAAAAYE! Ma G'ma vient de tomber dans les vapes...!
    Mais est-ce que quelqu'un l'écouta? Non. Pour eux, c'était un autre coup du fils déjanté de Twilight qui s'amusait à s'inventer des histoires. Mais là, c'était vrai! Il risqua un pas pour se diriger vers Breezeslice, mais le résultat fut chagrinant: Tout son corps se paralysant, l'empêchant d'avancer un muscle, comme s'il n'était plus capable de bouger, comme si quelque chose, une force divine l'en empêchait. Un peu comme si sa patte restait collée dans une toile qui lui était impossible de franchir. Trigger se recula à contre-cœur, la queue logée entre les cuisses. Il s'assied sur le sol.
    - Heeelp!!!.... Heeeeeeelp... J'vous en priiiiie.... Essoufflé d'avoir couru de la sorte, Trigger se laissa tomber sur le ventre, geins une dernière fois avant de sombrer dans l'oubli des sons de la forêt.

    Ou pas.

    En effet, un visage familier avait levé la tête en entendant les pleurs du petit louveteau, se dirigeant déjà vers la tanière pour voir ce qui venait de se passer. Un visage très très familier.


( T'arrives à deviner qui c'est? I love you )

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MessageSujet: Re: La platitude, n'existe pas [ Pv Trigger   Dim 8 Nov - 18:35

    [ huuuuuuuu <3 ça fait un bail que j’ai pas rp avec Soupe au lait <3 Let’s go èé !
    Et ne serait-ce pas Squally ? xD ça va être génial avec la vieille xDDDD ]

    Soupir s’en était allée, non, elle n’était pas morte, elle venait juste de sortir de la tanière où elle avait passé un certain temps avec son petit-fils, Trigger. Elle n’avait pas vraiment fait attention, mais celui-ci fut perturbé par son départ, à tel point qu’il voulut même la suivre. Cela n’aurait pas dérangée l’ancêtre, mais ce qu’elle ne savait pas vraiment, c’est qu’il ne pouvait pas sortir, à vrai dire, Soupir savait justes quelques anecdotes à propos de ce petit. Pas plus pas moins, c’était le fruit d’un viol, et c’était devenu le remplaçant d’un autre, et pour finir il avait peur de l’extérieur. Voilà ce que savait pertinemment la vieille louve, mais elle n’avait pas réalisée que ce petit, à force d’être couvé, et bien il avait trop peur de prendre son envol. Soupir savait aussi, au plus profond d’elle-même, que malgré son handicap, et que si il s’accrochait à la vie, il deviendrait un grand et fier loup, non pas un alpha, ni un grand guerrier victorieux, un simple loup, qui serait partit avec du retard par rapport aux autres, et il arriverait à le rattraper, ce fameux retard dû à sa « maladie ». Soupir ne négligea pas le fait que ça serait certainement dur, éprouvant, fatiguant, mais elle, elle serait là pour le soutenir et le pousser au bout de son voyage, pour qu’il atteigne le sommet, et qu’il soit fier, fier de lui-même.

    La grand-mère louve entendit de léger couinement, mais elle ne se retourna pas, car l’ancêtre n’était pas du genre à accourir au moindre problème, et puis, s’il avait un réel problème il n’avait qu’à venir, car il n’y avait rien de plus facile, du point de vue de la louve. Grommelant légèrement Soupir ne chercha plus vraiment à comprendre ce qui se passait, et elle ferma ses yeux pour de bon, s’endormant paisiblement, malgré la scène qu’elle avait fait pour s’allonger. A vrai dire, c’était plus ses vieux os qui l’avaient « couchés » au sol, et puis, Soupir n’avait plus peur de tomber, elle connaissait l’effet que cela produisait. Elle aurait quelques courbatures demain, mais quand on devient vieux, on se réveille tous les matins avec une douleur quelque part, alors autant de pas chercher à comprendre pourquoi, c’était ainsi, le cycle de la vie. Et puis, l’ouïe de la femelle entendit deux ou trois paroles qui parurent des murmures, des chuchotements alors qu’ils étaient bien plus forts que ça. Mais Soupir n’y pensa pas, elle dormait.

    Pendant son petit sommeil, son esprit vagabonda dans les différents souvenirs de la louve, et à force de rester tant de temps dans cette tanière, les vestiges du passé étaient remontés, et elle se souvient de la première fois où Merlu et Midna sortirent de cette tanière. A vrai dire, elle ne revécu par la scène en détails, mais elle se souvint que le plus excité, le petit mâle avait courut comme un fou pour renifler les nouvelles odeurs, quant à sa sœur, plus prudente, elle n’avait fait que s’avancer lentement, et petit à petit, prenant confiance en elle, elle s’était avancé pour poursuivre son frère et jouer joyeusement sous la surveillance de leurs parents. La première chose qu’avait dit Soupir en sortant de la tanière, dans laquelle elle était restée un bon moment pour allaiter ses petits, fut « Eh ben, ce fut long ». Et oui, Soupir n’était vraiment pas une louve faite pour rester immobile et enfermée, elle aimait découvrir, ressentir la nature au plus près de son âme, et surtout enseigner par la suite ce qu’elle a vécu, ses erreurs pour en tirer des morales, à ses enfants et aujourd’hui à ses petits enfants.

    La louve aux innombrables tâches vertes fluos n’avait pas bougé d’un poils depuis quelques instants, et c’est alors que son odorat lui révéla la présence d’un intrus. Un étranger dangereux pour le petit ? Non, c’était une odeur familière, très familière même. Alors, son esprit qui aurait pu s’éveiller, resta endormi, ce n’était que lui, même si elle avait du mal à le voir par instant, dans le fond, c’était un brave loup. Un brave loup qui ne se devait pas de réveiller l’ancêtre, car gare à lui, gare à la colère de la grincheuse.

    Mais, à vrai dire, dans cette position, et en respirant aussi lentement, Soupir avait plutôt l’air inconsciente, surtout après une telle chute. Breezeslice ne chercha pas à saluer joyeusement le nouveau venu, elle resta là, à dormir, après tout, il le fallait bien, à son âge …


    [ Bon pas un super mess .___. mais en fait j'ai trop hâte de voir la tête de Soupir si Squall la réveille ahaha xDDDD ! ]

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MessageSujet: Re: La platitude, n'existe pas [ Pv Trigger   Dim 8 Nov - 22:50

Citation :
    ( Remarque, c'était pas difficile à trouver, compte tenu que je n'ai que deux personnages xDD )


    Sur une branche noueuse, un fin, très fin fil ballotait dans la fine brise qui s'était levée. Un fil invisible, transparent, qui semblait au dessus de toutes ces âmes qui se mouvaient comme un escadron de fourmis travailleuses. Le fil se continuait jusqu'à une autre branche, dévalant sur les feuilles, les fleurs, puis, sur un autre arbre, pour sillonner à la cime de ce dernier. Comme un filet translucide qui retenait ces éléments ensemble, ce filet si fort, si robuste qui protégeait ses captives des vents forts. Ainsi, alors que plusieurs feuilles se détachaient des arbres, ou dansaient avec le vent, certaines restaient inertes et ne bougeaient pas d'un centimètre. Le filet se poursuivit, en lambeaux, s'arrêtant dans une épaisse toile qui regroupaient deux branches ensemble, formant une petite voûte où s'abriter. Arku se laissa tomber en bas de son filage pour retomber au sommet d'une feuille de fougère. Ses six yeux - situés adéquatement autour de sa tête. - se posaient sur tout ce qui bougeait. Du plus grand animal au plus petit, à celui qu'on ne serait pas capable de voir, à celui qu'on ne remarquait pas. En particulier à une libellule, qui, naïve se retrouva piégée dans son appât. Victorieuse, elle se hissa sur son long et fin fil pour marcher à la verticale en direction de son repas. Elle ouvrit ses deux grandes mandibules, offrant un regard meurtrier à sa victime. La libellule se débattait. Elle tentait de battre des ailes pour s'enfuir, mais tout ce qu'il en résultat fut de s'y coller encore plus. Elle obeservait d'yeux horrifiés l'arachnide refermer ses appendices sur elle, fatale guillotine. Mais... Mais? Soudain, un Arku déconcerté se retrouva à voler dans les airs, tourbillonnant dans la vive bourrasque qui s'était levée. Cette cruelle image arracha de son fin tissage quelques fils sur des branches qui se mirent à se mouver enfin, arrachant à la voûte sa forme, et libérant d'autant plus la libellule qui s'envola à tire d'aile. Mais elle n'en finit pas indemne, que deux puissantes mâchoires la happèrent d'un seul coup. Arku observa, sans rien n'y faire, son potentiel repas finir dans l'œsophage d'un autre. Tout à coup, des forces la poussèrent vers l'avant le, faisant léviter au dessus du sol. Arku, comprenant vite de quoi il s'agissait, se contenta de rouler ses six yeux vers le ciel, boudeur. Son ravisseur gloussa, taquin.
    « Alors! Pas content d'me voir, cher ami?
    - Je ne sais pas si " ami " est dans le bon contexte. Tu m'as tout de même volé mon repas.
    - Oh allez, ce n'était qu'une petite bête de rien du tout.
    - Eh! Je suis une petite bête de rien du tout!
    - Oh... C'que tu peux être chochotte, Arku!
    - Et toi, ce que tu peux être idiot parfois, Squalltramp!»

    Les yeux du loup pétillèrent à l'entente de son nom. Squalltramp, ou la Bourrasque Clocharde, était un loup de taille moyenne qui ne ressemblait pas à ses congénères lupins: Lui, il était de bonne humeur et ne s'arrêtait jamais dans une plaisanterie. Cela dit, même s'il n'y paraissait pas, Arku et lui étaient de très bons amis. Mais une blague n'attendait jamais l'autre avec ces deux énergumènes.

    - Dis moi... Comment est-tu arrivé à me voir? Ce n'est pas ton genre de regarder où tu coures, pourtant...
    Arku se hissa sur ses huit pattes, s'approchant plus du loup qui tenait entre ses crocs un des filets qu'il avait confectionné. Ainsi, ils étaient plus aptes à la discussion. Squalltramp tourna vers l'insecte des yeux innocentés, puis, rigola, léger.
    - Très drôle! Eh bien, j'ai suivi les feuilles qui ne bougeaient pas. Ton fil est très fort, et je me suis dit que tu serais au bout de ce dernier, à attendre qu'une proie passe. Lâcha le canidé d'un grand sourire fendant. L'araignée se plia sur ses pattes.
    - J'admets que tu as été malin sur ce coup, mais...
    - Maiiiis? rajouta le loup, goguenard. L'araignée, irritée:
    - Mais étais-ce vraiment nécessaire de gober ma proie? Tu sais que la vie d'un octopode c'est pas du luxe!
    Le coursier soupira, ralentissent sa course pour enjamber une petite côte. Il jeta un regard sûr derrière lui.
    - Tu sais bien qu'en étant maître des coursiers, j'voyage à travers le monde. Tu n'as qu'à m'suivre! Imagine les insectes exotiques qui tu pourrais y gober!
    Tout deux se mirent à penser d'une même âme. Leurs fantasmes se mêlèrent.
    « Ahhhh des libellules grosses comme des chatons! ♥️
    - ....De gros oiseaux, comme des nandous, des émeus ou des autruches... ♥️
    - ....AHhh!! De somptueux frelons qui se mangent en quelques jours. ♥️
    - ...Des femelles... des tonnes de femelles... ♥️ »
    « et aussiii... » ajoutèrent-t-ils en même temps. Leur rêve se fracassa devant la réalité.
    « ...Des veuves noires...
    - ...De gros loups... »
    « ET DES BESTIOLES AUSSI GRANDES QUE DES OURS! » hurlèrent-t-ils d'une même voix. Silence. Squalltramp s'arrêta de courir, portant deux yeux horrifiés en direction de l'arachnide qui fit de même.
    - BON. On oublie la visite exotique. On se sent bien ici, non? Les faisans c'est pas si mal, tu sais. Les libellules non plus... Les proies sont pas si mal ici...
    - Ouais... acquiesça l'araignée, qui, se rappelant les images de son congénères mille fois plus grandes et qui avaient tenté de le dévorer. Le loup reprit la marche, moins enjoué que plus tôt. Il semblait même tracassé. Arku se hérissa soudain:
    - Ouais... À condition de ne pas se les faire voler par son meilleur ami!
    - Oh! Encore cette histoire! Écoute, je n'ai pas fait exprès, tu voi-ÂAAAAAAHHHH!?

    Perdant soudain pied, comme si ses pattes furent fauchés par on ne sait quelle force, le loup ouvrit grand sa gueule, lâchant le filet qui retenait l'araignée. Ce dernier se vit transporter dans une courant d'air, et on put en entendre les injures de son ami, se dégradant au fur et à mesure. Squalltramp mordit violemment la poussière, se rendant compte que sur son chemin, quelqu'un dormait. Il retroussa les museau, secouant ses pattes arrières comme un demeuré.
    - OKAYYY! C'est qui qui a foutu un ancêtre sur mon chemin, hein!??? MERDE À LA -- C'était pas n'importe quel ancêtre, c'était la mère de Twilight! Merde, si elle voyait son gendre de manière aussi pitoyable, adieu les mots doux avec sa belle! Aussi, il se précipita sur quatre pattes, toussotant comme si rien ne s'était passé. Ses yeux se posèrent au hasard sur la colline de roc, où sa tanière avait été creusé. Squalltramp rencontra les yeux de Trigger.

    - He-hey, cowboy! Comment-tu ...
    Au yeux brillant de larmes du petit, Squall s'interrompit, délaissant Soupir pour s'approcher du louveteau cloitré à l'intérieur.
    - Hey, caïd, qu'est-ce qui se passe?...
    Trigger renifla bruyamment.
    « MAYDAY! Le 'pa! G'ma a clamsé!
    - ...Niiiké? O_ò
    - G'MA. CLAMSÉ. DERRIÈRE TOI. »
    Squall vit volte-face pour se rendre compte enfin que Soupir semblait bel et bien inconsciente. Pour toute réponse, Squalltramp ouvrit grande sa gueule.
    - Heiiiiiiiiiiiiinnnnnn!? s'écria-t-il en plissant un oeil à demi, levant ses deux sourcils, hébété. Il tourna les yeux en direction de Breezeslice pour s'y approcher.
    - Eh! Eh, belle-maman! Y a le ptiot qui se demandait si vous aviez pas clamsé. Pas la peine de vous lever, un p'tit non ferait l'affaire, vous savez! ^^'


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MessageSujet: Re: La platitude, n'existe pas [ Pv Trigger   Dim 8 Nov - 23:49

    Quand enfin vous vous plongez dans un sommeil profond il est difficile de vous en sortir, surtout avec un âge avancé.

    Soupir était donc, confortablement allongée, et respirait lentement. Ses pensées virevoltaient dans son esprit sans se cogner, et l’ancêtre commença à rêver. Ce n’était pas vraiment un souvenir qui revenait, mais bel et bien un produit de l’imagination, un rejet du subconscient, quelque chose qu’on a l’intérieur de soit et qu’on n’ose pas sortir ou tout bonnement car on y pense jamais. La femelle voyait une scène, il y avait sa fille, et puis son fils, il y avait aussi son compagnon, son fidèle Gahnius. Et elle souriait, sincèrement, puis, c’est alors que l’arrière-plan devenait flou, et qu’il y avait comme des boules de poils dans tous les sens, la vieille louve leva un sourcil, mais les petites boules d’énergies s’avérèrent être ses petits-enfants, alors, heureusement, la grand-mère les observait assise sur un solide rocher. Et puis, ce fut le temps qui changea, le ciel s’assombrit et la pluie tomba lentement pour finir par frapper violemment sa famille. Inquiète, l’ancêtre criait à tous de courir se mettre à l’abri, en les assurant que ce n’était qu’une grosse pluie et rien de plus, mais l’atmosphère se faisait de plus en plus lourd et c’est alors que l’orage frappa. Des éclairs surgirent par dizaine pour venir fracasser le sol. La foudre frappa à un point précis, sur un arbre, qui s’affala comme une vulgaire brindille et finit par s’enflammer. Soupir vit alors deux de ses petits-enfants perdus dans les flammes, et elle vit son fils partir sans réfléchir à leur recherche. Et comme si cela n’était déjà pas assez malheureux, ce fut un étrange loup, beaucoup plus gros que la moyenne, qui vint à attraper sans répit un petit pour le lancer au loin et faire de même avec les suivant, leur mère, affolé se jeta sur le monstre qui la repoussa avec une facilité déconcertante. Soupir elle accourut, mais en vain, car ce fut à se moment qu’elle sentit un coup dans ses côtes et que son corps se raidit, elle tomba, s’écrasant sur le sol, et ne bougea plus. Alors, ses yeux voyaient la scène d’horreur se dérouler, et son corps ne lui répondait plus, elle était paralysée, son pire cauchemar venait de se réaliser. Ou presque.

    Breezeslice sursauta, en sentant réellement quelque chose, cependant, trop profondément endormie elle n’ouvrit pas les yeux, et entendit juste une voix, et elle pu reconnaître deux trois mots, sans pour autant exactement identité la personne qui les disait. « OKAYYY […] Ancêtre […] MERDE. » et puis, plus rien. L’ancêtre haussa un sourcil, tout en gardant les yeux fermer, et soupirant profondément elle se dit que ce n’était qu’un simple abruti qui passant par là ne l’avait pas vu, et elle ne voyait pas l’intérêt de l’engueuler, elle n’avait pas envie d’hurler, même si le cauchemar qu’elle venait d’imaginer l’avait rendu encore plus grincheuse. Elle colla ses oreilles contre son crâne pour entendre avec précision vers où se dirigeaient les pas, vers la tanière ! Alors, cette fois-ci, ce fut son odorat à qui elle ordonna de reconnaître l’odeur. Voyons voir, c’était quelqu’un qu’elle connaissait, un mâle de Bonesyard, un loup qui avait une fâcheuse habitude à ne pas regarder où il -- SQUALLTRAMP. Alors, les poils de la louves se redressèrent, et elle faillit sauter sur lui, pourtant, entendant le petit pleurnicher, elle se retint, mais elle se retint réellement !! Et alors, elle écouta attentivement la discussion.

    « He-hey, cowboy! Comment-tu ...
    Hey, caïd, qu'est-ce qui se passe?...déclara anxieux le mâle adulte
    Trigger renifla bruyamment.
    - MAYDAY! Le 'pa! G'ma a clamsé!
    - ...Niiiké? O_ò
    - G'MA. CLAMSÉ. DERRIÈRE TOI.
    - Heiiiiiiiiiiiiinnnnnn!? Questionna avec délicatesse Squall
    »

    C’est alors que Squalltramp, dit le gendre de Soupir, se rapprocha lentement, et surtout avec prudence, vers le corps presque inerte de l’ancêtre.

    « Eh! Eh, belle-maman! Y a le ptiot qui se demandait si vous aviez pas clamsé. Pas la peine de vous lever, un p'tit non ferait l'affaire, vous savez! ^^' »

    Aah, ce sacré Squalltramp, il connaissait la redoutable Breezeslice, à attendre comment il parla à celle-ci, avec une voix qui n’ose pas. Alors, l’ancêtre, qui jusqu’à présent avait retint sa furie, se tourna, faisant un espèce de roulé-boulé, et ouvrit en grand ses yeux mauves. Ses pupilles étaient rétractées, et ses sourcils froncés. Et elle se redressa en un rien de temps, aussi rapide que la brise. Debout face au mâle, elle montra légèrement ses babines pour laisser échapper un grognement étouffé, et se redressant, elle dépassa alors légèrement le mâle adulte, faut dire qu’elle était grande Soupir. Les poils disposés sur son échine se redressèrent un tantinet, et enfin, la bouche de l’ancêtre s’ouvrit pour déclara sur un ton grave et quelque peu irrité :


    - D’abord on trébuche sur « l’ancêtre », et ensuite on vient même pas s’excuser et pour finir on vient à tâtons pour demander si je suis encore en vie car LE PETIT s’inquiète et même pas toi ?! è_é ?! Déclara-t-elle sans pour autant crier

    Soupir s’approcha alors dangereusement de Squalltramp pour écraser sa truffe contre la sienne et le regarder droit dans les yeux, relativement proche, et en continuant de grogner.

    - Et en plus on se permet d’avoir ma fille è_____é ?!!!!! Ajouta-t-elle sur un ton étrangement effrayant.
    - Alors toi, alors toooooiiiiiii …. Et puis, le regard de l’ancêtre croisa furtivement celui du petit qui semblait être effrayé et à la fois perdu en voyant sa grand-mère ainsi. Voilà ce qui arrivait quand on, … Quand on quoi exactement ? BEN QUAND ON SE PERMET D’AVOIR LA FILLE DE BREEZESLICE. Voilà, elle ne se chercha aucune excuses, de toute façon elle avait RAISON. La vieille louve inspira profondément, et recula de deux pas, pour s’asseoir en ne faisant aucun bruit, puis, elle posa son regard dans celui du petit.

    - Ecoute Trigger, mes os me lâchent souvent, et si je me laisser tomber ce n’est certainement pas pour mourir, ne t’inquiète pas, tout va bien. Et elle lança un sourire discret et sincère à Trigger. En revanche, elle tourna rapidement sa tête vers Squall pour prendre un air sec et elle fit une grimace avec sa bouche, une grimace relativement agressive, pour montrer son mécontentement, et elle vint à finir par un looong soupir suivit d’un :
    - Hmmppff …. Franchement si y’avait pas le p’tiot, tooi alors … Et elle lança un regard noir, limite meurtrier à son gendre.

    Ben ouais, les belles-mères faut bien qu’elles tiennent leur rôle, y’en a des lourdes, des gâteuses, et y’en a qui font peurs. Breezeslice faisant partit de la dernière catégorie.


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MessageSujet: Re: La platitude, n'existe pas [ Pv Trigger   Mer 2 Déc - 4:01

Citation :
    Et le démon sort de sa boîte. Presque instantanément, Soupir effectua un roulé style commando pour ouvrir soudain ses grands yeux violets, luisants. Squalltramp tressauta violemment. Hop, d'un tour d'épaule, l'ancêtre se retrouva sur quatre pattes, ses yeux flamboyants, fusillant d'un regard incendiaire le gendre qui coucha ses deux oreilles.

    " D’abord on trébuche sur « l’ancêtre », et ensuite on vient même pas s’excuser et pour finir on vient à tâtons pour demander si je suis encore en vie car LE PETIT s’inquiète et même pas toi ?! è_é ?! "

    Squall se plia légèrement sur ses pattes, logeant sa queue entre ses cuisses. La voilà, la voilà! Les terribles foudres de sa belle-mère! Il se recula d'un pas, bredouilla une syllabe inintelligible avant d'offrir un sourire benêt, un peu idiot. Plus loin, un arachnide se relevait sur ses huit pattes, époussetant ses pattes d'un œil noir. Ah, cet idiot de loup! Il allait payer! En tombant, il avait réussi à échapper le filet sur lequel il était posé. Heureusement qu'il s'était collé à une branche, sinon, il aurait fini écrabouillé! Ha! Cet imbécile, cet ignare! Comme un éléphant dans un magasin de porcelaine! Pour tout dire, il observa la scène d'un œil ennuyé, approuvant les dires de Soupir en hochant posément sa tête... son corps, je veux dire - La tête d'une araignée ne peut pas vraiment... enfin bref - en approuvant, en acquiesçant. Quant à Breezeslice, elle se précipita pour coller sa truffe à celle du Dire Wolf, retroussant son museau pour montrer ses crocs. Squalltramp déglutit.

    " Et en plus on se permet d’avoir ma fille è_____é ?!!!!! "
    Hurla-t-elle, hystérique. Squalltramp se rebiffa soudain, renvoyant sa tête vers l'arrière.
    - Mais...!? Quel rapport --
    " Alors toi, alors toooooiiiiiii … " menaça le femelle en hérissant son échine qui redoubla de volume tant sa colère fut prononcée dans tous ses muscles. Trigger, lui, s'était écrasé sur le sol, la queue entre les jambes, fixant d'yeux horrifiés sa Grand-Mère agir, non, réagir ainsi face à une malencontreuse gaffe que son père adoptif avait commise. Mais enfin! Il n'avait presque - j'ai dit presque - rien fait! Pourquoi réagir ainsi alors qu'il n'avait que trébuché? C'était à Soupir de ne pas s'effondrer en plein sur le chemin mais... Ah, c'est vrai qu'avec la différence de l'âge, on ne sait plus trop où on tombe, et puis, il faut avouer que Squalltramp pouvait s'avérer être un réel imbé -- Myope! Voilà, myope! Il ne voyait pas bien de loin, il était un peu tête en l'air, alors il était tombé, comme ça, par inadvertance. Il n'est pas courant de tomber sur un loup - au sens propre - qui s'endort tout simplement à proximité de sa tanière. Voilà pourquoi elle réagissait ainsi? En fait, Trigger n'en avait aucune idée. Il essayait de se référer à quelques expériences de son "passé",mais rien n'y fit. Il ne connaissait pas la relation entretenue par ces deux individus, et ne connaissait surtout pas la haine que Soupir avait vis à vis La Bourrasque. Il poussa un petit gémissement, ce qui attira l'attention et de Squalltramp, et de Soupir.

    " Écoute Trigger, mes os me lâchent souvent, et si je me laisse tomber ce n’est certainement pas pour mourir, ne t’inquiète pas, tout va bien. "
    - Mais je... je ... je savais pas, moi! Vous ne me l'aviez pas dit!... il pleurnicha, en reniflant bruyamment. Squalltramp se radoucît en le voyant. Il s'en approcha doucement.
    - Hé, pas de quoi en faire un fromage, Kiddo! Ta Grand-mère a de la force dans l'âme - et Dieu seul sait à quel point - et elle ne tomberait jamais aussi facilement!
    La grande femelle tourna d'yeux mécontents en direction de son gendre, plissant le museau, lui grimaçant de dégoût.

    " Hmmppff …. Franchement si y’avait pas le p’tiot, tooi alors … "
    - Oh, un instant. Relaxe, Max. Il leva un sourcil, incrédule. L'attitude de l'ancêtre allait trop loin, tant que Squalltramp laissa tomber son masque guilleret pour prendre un air d'autant plus sérieux.
    - J'ai feins de ne pas m'être inquiété de votre état car je savais que si j'avais paniqué, le pauvre Cowboy l'aurait senti intérieurement grâce à son empathie sur-développée, et son état aurait empiré de manière drastique. Vous auriez aimé l'entendre s'étouffer dans ses pleurs? Il plissa les yeux, accusateur, avant de soupirer. Lorsqu'il rouvrit sa gueule, c'était pour trancher:
    - J'en doute. J'ai réellement eu peur pour vous, tant qu'en vous apercevant sur le chemin, j'ai fait exprès de vous tomber dessus pour voir si vous bougiez encore. Votre respiration s'est coupé en attendant ma voix - chose que vous n'aimez sûrement pas - ce qui a confirmé mon hypothèse.
    Et il tourna la tête pour s'approcher du jeune qui se tenait près de l'entrée.
    - Le Monde, il t'as pas aspiré? gémit le pauvre petit louveteau qui se releva sur quatre pattes flageolantes. Le mâle le toisa un long moment, sceptique. Puis, il sourit, posa sa patte dans la tignasse du blond pour l'écraser vigoureusement.
    - T'inquiète Kiddo, Le Monde, il est même pas à deux doigts de m'attraper!

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